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Manon
Datte: 22/07/2026, Catégories: fh, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe
... aventures sans lendemain, toutes décevantes. Chaque femme que je rencontre, chacune de ces relations éphémères, ne fait que raviver son souvenir. Peu importe ce que je fais, où je vais, le temps qui s’écoule, elle hante mes pensées. Aujourd’hui, alors que je flâne dans un parc, je la vois. Elle est assise sur un banc, son carnet à la main, probablement en train de croquer la poésie de la nature qui éclot en cette matinée de printemps. Ses doigts fins et délicats bougent avec une grâce que je reconnaîtrais entre mille. Mon cœur s’emballe, mes sentiments ressurgissent plus fort, plus intensément. Je prends le temps de l’observer. Sa chevelure rousse brille au soleil, ses boucles flamboyantes encadrant son doux visage. Son sourire espiègle et son regard concentré me frappent de plein fouet, comme au premier jour. Rien n’a changé, elle est toujours superbe, peut-être même plus qu’avant. Mon esprit s’emplit de souvenirs de nos moments partagés, de nos rires et de cette soirée magique. Elle porte une petite jupe plissée estivale, lui arrivant à mi-cuisse, révélant ses jambes si élégantes. Mes yeux caressent la courbe de ses mollets, remontent lentement jusqu’aux genoux, imaginant avec une précision troublante ce qui se cache un peu plus haut sous le tissu. La douceur de sa peau sous mes doigts et ses soupirs de plaisir me reviennent avec une intensité presque douloureuse. Je me souviens de la sensation que me procuraient ses seins contre ma poitrine, la chaleur de son ...
... souffle contre mon cou, et cette étincelle électrique lorsque nos épidermes se touchaient. Mes pensées dérivent, se perdent dans la mémoire de ses baisers passionnés, la tendresse de ses lèvres, l’ardeur de ses étreintes. Elle lève les yeux, et son regard croise le mien. Ses pupilles brillent d’une lueur que je reconnais, celle qui allumait en moi un désir insatiable. Ma respiration se fait plus courte, chaque battement de mon cœur résonne dans mes oreilles, comme pour me rappeler l’intensité des sentiments que j’éprouve pour elle. — Manon ? — Paul… murmure-t-elle, sa voix empreinte d’une émotion contenue de froideur. — Puis-je m’asseoir ? Elle hésite, scrutant mon visage, comme pour y déceler mes intentions. Finalement, elle acquiesce d’un bref signe de tête, et je prends place à ses côtés sur le banc. Une tension palpable s’installe entre nous, pleine de souvenirs et de ressentiment. — Comment vas-tu ? demandé-je doucement. — Bien, répond-elle après un moment, refermant son carnet. Et toi ? — Je… j’ai souvent pensé à toi, avoué-je, nerveux. — Vraiment ? dit-elle d’un ton acerbe. Son amertume est évidente, et mon cœur se serre. — Je suis désolé, Manon. J’ai été stupide et lâche. — Stupide et lâche, répète-t-elle, sa voix chargée de sarcasme. C’est un euphémisme. Tu m’as laissée, Paul, sans explication, sans rien. Tu m’as fait me sentir comme étant une moins que rien. Je prends une profonde inspiration, tentant de trouver les mots justes. — Je sais ...