1. La bonne étoile_2


    Datte: 20/07/2026, Catégories: restau, extracon, vengeance, dispute, Auteur: Briard, Source: Revebebe

    ... qu’après nous nous retrouverions ici.
    — Oui, je le savais.
    — Et alors, tu n’as pas pu garder ta queue dans ton froc, il a fallu que tu baises la première venue. Première venue qui n’était autre que le glaçon que tu haïssais quelques mois plus tôt.
    — Oui, j’ai été un vrai connard, tu as raison. À l’époque, je draguais toutes les filles. J’étais un vrai p’tit con.
    — Oui, voilà, tu as trouvé l’expression. Un vrai p’tit con. Mais ce que tu n’as pas compris, c’est que cette qualification est intemporelle. Tu étais un p’tit con et je suis sûre que tu es et seras toujours un vrai p’tit con.
    — C’est là que tu te trompes. Au début, c’est vrai, je n’ai cherché qu’à me la faire. Mais avec le temps, j’ai appris à la connaître et j’ai découvert une belle personne… et… je me suis attaché à elle.
    — Arrête, je vais vomir.
    — Non, tu es injuste avec elle, et avec moi. Elle est vraiment une femme respectable et, au passage, une sacrée professionnelle. Moi aussi j’ai changé. Je ne drague plus, je suis un gars sérieux et fidèle.
    — Fidèle, toi ? Mais tu as vraiment envie que je m’étrangle de rire, ma parole.
    — Arrête Deb, je suis vraiment un autre homme que l’ado fougueux et sûr de lui que tu as connu.
    
    Elle l’observa quelques instants en silence avec un léger sourire sur les lèvres, puis le pointa du doigt.
    
    — Écoute, je suis sûre que je te fais craquer quand j’veux.
    — Mais non, qu’est-ce que tu manigances encore ?
    — Je ne manigance rien du tout. Je te dis que s’il me prenait ...
    ... l’envie de te reconquérir, tu m’tomberais dans les bras aussitôt.
    — Allez, au lieu de dire des bêtises, on ferait mieux de les rejoindre.
    
    William rentra le soir pour le dîner.
    
    Dorine l’attendait, inquiète et impatiente de savoir comment cela s’était passé.
    
    — Alors, raconte.
    — Ben, on les a rencontrés au 1900 à Arcachon. Ils nous attendaient depuis un quart d’heure. On s’est installés et on a tout de suite abordé le jumelage.
    — Elle était là l’autre ?
    — Oui, bien sûr qu’elle était là. Elle me fusillait du regard. Ses yeux auraient été des révolvers, elle m’aurait tué sur place.
    — Elle n’a pas cherché à te parler en tête à tête ?
    — Non, même pas. Mon père a lancé le sujet et on a tout de suite été dans le débat.
    — Bon, et qu’est-ce que ça a donné ?
    — Ben, je crains que ce ne soit long et scabreux.
    — Ah bon ? Pourquoi ?
    — Ben, on n’est pas d’accord sur plein de trucs. Le prix, les menus, le nom, les travaux, l’approche générale quoi.
    — Qu’est-ce que vous allez décider ?
    — Rien pour le moment. Il faut régler ces différends et voir où ça nous mène.
    — Et alors ?
    — Alors, on a décidé de se revoir une fois par semaine.
    — Quoi ? Une fois par semaine ? Une fois par semaine, tu vas être avec ton ex ?
    — Non, pas avec mon ex. Elle fait partie de la négo, mais je ne suis pas avec elle. OK ?
    
    Cela faisait cinq semaines que les pourparlers avaient commencé et, hormis quelques rares comptes-rendus sans grande importance, William ne lui avait quasiment rien donné comme ...
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