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La bonne étoile_2
Datte: 20/07/2026, Catégories: restau, extracon, vengeance, dispute, Auteur: Briard, Source: Revebebe
... informations sur l’avancement des échanges. Elle décida de rencontrer son patron pour savoir où cela en était. Elle profita d’un matin où elle le croisait près de son bureau pour lui poser la question. — Ah, Dorine, comment ça va ce matin ? Tu n’es pas au potager ? — Je voulais vous voir monsieur. J’aimerais savoir où en sont les négociations. — Si tu t’inquiètes pour ta place, tu n’as aucune raison de t’en faire, quoiqu’il advienne de ces échanges, tu es et resteras liée à notre établissement, je te le promets. — Mais, cela fait plusieurs semaines que tout a commencé et on n’a aucune information. — Allons bon. Willy ne t’en parle pas ? — À peine. Il ne me fait que de brefs comptes-rendus, et la plupart du temps sur des choses sans importance. — Mais c’est normal. Nous l’avons cantonné aux éléments matériels de la négociation. — Je ne comprends pas. Vous vous y rendez bien tous les deux. — Oui, mais une fois là-bas, il rejoint Déborah qui a été désignée pour préparer le rapprochement des enseignes, des décors, de la vaisselle, et tutti quanti. — Mais il n’est pas avec vous ? — Il est dans l’établissement, oui, mais pas dans la même salle de réunion que moi. — Ah bon ? — Holà, rassure-toi, je l’ai à l’œil, il a des consignes et un ordre du jour à respecter. Il me fait un rapport sur tout ce qui a été dit et je le mets dans le dossier. Dorine sortit de ce bref échange complètement déconcertée. Pourquoi Willy ne lui avait-il pas parlé de ça ? Pourquoi ne ...
... lui avait-il pas dit qu’il avait en charge une partie des négociations, sans son père et, visiblement, en tête à tête avec la Déborah ? Que lui cachait-il ? Qu’est-ce qui se tramait dans son dos ? Elle voulut en avoir le cœur net. Elle appela Jérémy. — Allo, Jérème ? C’est moi. — … Heu, Dorine ? … Pourquoi tu m’appelles ? — Il faut que je te parle. — J’ai pas envie de te parler. — Je veux juste te parler. — … — Te parler, c’est tout. — … — Est-ce qu’on pourrait enterrer la hache de guerre un instant si c’est possible ? — … Bon, qu’est-ce que tu veux ? — Tu savais que Déborah et William se voyaient toutes les semaines pour négocier les conditions matérielles du jumelage ? — Quoi ? … Heu… Non. Comment le sais-tu, toi ? — C’est le père de Willy qui me l’a dit à l’instant. — Ben non, je ne le savais pas… Deb ne me dit pas grand-chose des négos. Mais attends, c’est pour me dire ça que tu m’as appelé ? — Écoute, Jérème, je sais que tu m’en as beaucoup voulu et que tu m’en veux certainement encore. Mais là, il ne s’agit pas de ce qu’il s’est passé il y a dix ans. Deb et Willy se voient toutes les semaines et ne nous en ont jamais dit un seul mot. — C’est vrai que, dit comme ça, ça me fait tout bizarre. — Eh bien tu vois, moi je n’aime pas ça, mais pas ça du tout. — C’est vrai que, maintenant que j’y pense, ça me fait tout bizarre de les savoir tous les deux, ensemble, chaque semaine. Pourquoi ne m’en a-t-elle rien dit ? Et toi, il t’en a parlé ? — Mais non, ...