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« Clémence (6) : Candaulisme »
Datte: 15/07/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds
... qu’il avait fait ensuite. Ce moment absurde, où, seul dans le noir, après avoir lu cette lettre atroce, il s’était masturbé en pensant à elle. À sa femme. Baisée par un autre. Par ce voyou. Il n’arrivait pas à comprendre comment cela avait pu l’exciter. Était-ce la douleur ? La colère ? La jalousie ? Il se sentait sale, lâche, complice de sa propre humiliation. Il n’avait ni la force de sortir, ni même celle de se laver. Il passa la matinée assis dans le silence, scrutant l’écran de son téléphone. Mais Clémence ne se manifestait pas. Il ne savait plus vraiment ce qu’il espérait. La revoir ? Lui hurler dessus ? L’implorer ? Il savait qu’il ne pourrait pas la regarder dans les yeux sans ressentir à nouveau cette pulsion étrange, ce mélange toxique de désir, de rage et de défaite. Elle n’arriva qu’en début d’après-midi. Il reconnut le bruit de la serrure, puis celui des talons de Clémence. Et un autre son. Une voix grave. Un rire. Par réflexe, il remit le pantalon de son pyjama. Il se leva, son cœur battait à tout rompre. Il s’attendait à la voir seule. Peut-être repentante, peut-être honteuse, peut-être effondrée Ce qu’il vit, lorsqu’il ouvrit la porte du salon, le figea. Clémence était là. Et Zakaria se tenait juste derrière elle, un bras autour de sa taille, un sourire carnassier aux lèvres, le regard insolent. Il était là, dans leur salon, comme s’il était chez lui. Michel blêmit. Son souffle se coupa. Il eut l’impression qu’on lui avait arraché les ...
... entrailles. Un instant, il crut qu’il allait s’effondrer. Zakaria, lui, n’eut pas besoin de saluer. Il s’installa sur le canapé, fit signe à Clémence de s’asseoir sur ses genoux. Ce qu’elle fit sans hésiter. Elle ne regardait même pas Michel. - Alors, le cocu, t’as bien dormi ? lança Zakaria avec un ton moqueur. T’as pas trop pleuré ? Michel ne répondit pas. Il resta là, debout, figé. - Vu que maintenant y a plus de secrets entre nous, j’vais pas tourner autour du pot, continua Zakaria, en caressant nonchalamment la cuisse de Clémence. Je l’ai baisée toute la nuit. Toute la nuit. Elle en redemandait. Elle criait mon nom, elle voulait que je la prenne encore, encore et encore. Tu n’imagines même pas ce que je lui ai fait. Non seulement elle t’a fait cocu, mais ce ne serait pas étonnant, avec les doses que je lui ai mises, que je l’ai engrossée. Normal, c’est ma femme désormais ! Quant à toi, t’assumeras ! Michel serra les poings. Il sentait son cœur battre dans sa gorge. Il aurait voulu hurler, frapper, faire taire cette voix. Mais il n’y avait rien à faire. Il était pétrifié. Il savait bien qu’en cas de bagarre, il n’aurait pas la moindre chance contre Zakaria. - Et tu sais ce qu’elle m’a dit pendant que je la baisais ? poursuivit Zakaria, avec un rire plus cruel encore. Qu’elle voulait plus de ta queue molle, maintenant qu’elle avait goûté à un vrai mec. Un mâle. Que t’étais juste là pour signer des papiers, payer les factures, et pleurer quand elle ...