1. Un accident qui finit bien


    Datte: 13/07/2026, Catégories: fh, hplusag, inconnu, campagne, froid, amour, pénétratio, Auteur: Tylodine, Source: Revebebe

    ... regarde la bosse qui se devine, sans équivoque entre les plis du kimono.
    
    — Je suis désolée… je suis gourde, je n’ai plus l’habitude des hommes… mais ta réaction me flatte !
    
    J’avoue que je suis un peu perdu… Anelore, elle, semble beaucoup s’amuser, ses yeux brillent et un petit sourire éclaire son visage.
    
    — Viens, continuons la visite… la chambre d’ami, un peu en désordre, elle n’a pas beaucoup servi depuis que je suis ici.
    
    La pièce est grande, agréable, malgré les piles de cartons qui l’encombrent, une fenêtre donne sur la vallée enneigée.
    
    Près de la porte, un piano droit un peu inattendu et une pile de partitions entassées sur un guéridon.
    
    — Il devrait être dans la grande salle, mais depuis qu’on me l’a apporté, je n’ai pas eu le temps ni la force de le déplacer…
    — Tu en joues ?
    — Pas beaucoup à vrai dire… mais parfois, l’envie me prend de refaire un peu de musique… je prends une partition, mais ça va rarement plus loin.
    
    Je m’installe sur le tabouret ; par chance, il est à la bonne hauteur, et je laisse courir mes doigts sur l’ivoire lisse des touches… Je n’ai pas joué depuis longtemps, mais sans que j’en sois vraiment conscient, c’est Bach et son petit prélude en fa majeur du clavecin bien tempéré qui s’invitent.
    
    Je sens le corps de mon hôtesse plaqué contre mon dos, la douceur du tissu, le contact de sa poitrine, elle ne dit mot, avant que la dernière mesure ne s’achève…
    
    — Ça alors ! Je n’en reviens pas… un marin musicien, c’est à peine ...
    ... croyable… il faut que je m’asseye !
    
    Évidemment, c’est sur mes genoux qu’elle s’installe et, bon sang, elle tortille du popotin pour bien s’installer.
    
    Le résultat ne tarde pas à se manifester…
    
    — Cher Monsieur, s’esclaffe la coquine, je viens de découvrir deux choses…
    — Euh ?
    — La première, c’est que tu as des talents cachés…
    — Oui, et ?
    — La seconde, c’est que le bon Jean-Sébastien a sur toi un effet… je dirais, inattendu !
    
    J’allais lui dire que le « bon Jean-Sébastien » n’y était pas pour grand-chose, mais sa bouche gourmande ne m’en laisse pas le temps.
    
    Un long moment plus tard, alors que nous reprenons notre souffle, Anelore me fixe, l’air pensif, et me sort, avec le plus grand sérieux :
    
    — Un homme qui aime ce genre de musique ne peut être totalement mauvais, ça doit être le déclic que j’attendais pour…
    — Pour ?
    — Pour voir si tu joues aussi bien de tous les instruments… Viens !
    
    Un grand lit bateau occupe le centre de la pièce recouvert d’une courtepointe de tissu écru, Anelore s’y assoit, en tâte la souplesse… s’allonge avec un soupir.
    
    Je la regarde, elle me regarde…
    
    Est-ce bien prudent ?
    
    — Je m’en fiche, j’ai envie de toi, tu as envie de moi, et puis avec ce kimono, tu risques d’avoir froid.
    
    Aucune équivoque cette fois, nous sommes conscients qu’il ne sert à rien de lutter contre cette attirance qui n’a fait que se renforcer depuis notre rencontre.
    
    Dans mes bras, Anelore s’abandonne sans retenue, je sens son bassin onduler contre ...
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