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Un accident qui finit bien
Datte: 13/07/2026, Catégories: fh, hplusag, inconnu, campagne, froid, amour, pénétratio, Auteur: Tylodine, Source: Revebebe
... c’est surtout elle qui parle ; comme une écluse aux vannes subitement ouvertes, j’ai l’impression qu’elle se libère d’un poids. Tout y passe, sa jeunesse en Allemagne, ses amours, son mariage brisé au bout de quelques années, sa solitude après le départ de son amie. Brusquement, le flot se tarit, je prends en plein cœur le regard de deux yeux bleus, un peu embués. — Pardon, Hervé, je t’ai noyé sous mon feuilleton sentimental… je suis désolée… — Désolée ? Pourquoi donc ? Viens là… Elle s’assied près de moi, hésitante… comment aurais-je pu ne pas la prendre dans mes bras ? — Écoute, c’est vrai que 2013 a mal fini, peut-être pouvons-nous considérer que 2014 ne commence pas si mal ? — Bonne année, Anelore, c’est peut-être un peu conventionnel, mais c’est du fond du cœur… — Merci, cela me touche beaucoup ; pour une fois, ces mots ne me semblent pas vides de sens, merci d’être là, et… on s’embrasse ? Elle n’attend pas ma réponse, me passe les bras autour du cou, m’embrasse gentiment sur la joue droite, me regarde, recommence sur la joue gauche… me regarde de nouveau et je sens deux lèvres se plaquer doucement sur les miennes, tandis qu’une petite langue force le passage… C’est soudain, presque violent, et tellement naturel qu’un nouvel éclat de rire commun vient presque aussitôt y mettre fin… — J’en avais tellement envie, Hervé, tu dois me prendre pour une… une ? Comment on dit en français ? Une marie-couche-toi-là ! — Bon, c’est vrai qu’on a couchés, ...
... mais c’était plutôt platonique, il me semble… — Mais je… — C’est vrai qu’ils étaient vraiment mignons, je pense d’ailleurs qu’ils le sont toujours… — Quoi ? Hein, qui ? — Les deux jolis petits nichons que tu as voulu que je touche. — Et tu les as touchés ? — Ben oui, puisque tu me l’as demandé… juste avant que tu ne t’effondres dans mes bras. Nous revoilà repartis dans un fou rire de gamins, décidément, je me sens bien dans cette maison. Dehors, la neige a cessé de tomber, le ciel est encore voilé, mais une lumière douce illumine le givre sur les petits carreaux des fenêtres, le blanc des murs chaulés, la patine des meubles cirés. J’aime cette paix qui clôt un épisode neigeux, l’odeur du feu de bois, du café… et celle douce de la peau et des cheveux d’Anelore. — Tu rêves, beau marin ? — Oui, je l’avoue, lui répondis-je, j’ai aussi cette impression ; tu es dans mes bras, je sens ton corps, ta chaleur, le goût de ta bouche… pourvu que ce rêve ne se dissipe pas. Arrivé à ce stade de notre discussion, je sens que nous sommes arrivés à un tournant de cette si étrange relation qui peut tourner court ou se muer en quelque chose de plus fort. Je m’étais habitué à ma vie de célibataire, Anelore est encore meurtrie de ses expériences précédentes… Nous n’avons encore rien échangé de plus sensuel qu’un baiser ; bien sûr, j’ai envie d’elle, mais, en dehors de cette intimité qui s’est établie immédiatement entre nous… souhaite-t-elle aller plus loin ? Comme si ...