1. Messaline : Augusta meretrix (Livre I. Les enseignements de Caligula)


    Datte: 13/07/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Karim_et_Nadia, Source: Hds

    ... vois ? murmura Caligula à l'oreille d'un sénateur. Elle crie, mais personne ne l'entend. C'est ça, le vrai pouvoir.
    
    Il défît le bâillon.
    
    — Maintenant, parle, ordonna-t-il. Dis-leur ce que tu veux sans ouvrir la bouche.
    
    Messaline sourit, léchant ses lèvres.
    
    — Je veux que vous m'adoriez, murmura-t-elle, sa voix rauque. Et que vous trembliez quand je vous regarde.
    
    Les sénateurs reculèrent, leurs visages pâles. Caligula éclata de rire, versant du vin sur ses seins.
    
    — Bien joué, ma lionne.
    
    La leçon des chaînes ou la soumission volontaire comme arme
    
    Caligula fit descendre Messaline aux catacombes sous le Palais, éclairées par des torches.
    
    Il ordonna aux esclaves d'enchainer Messaline à un pilier de pierre, ses poignets et ses chevilles liés par des chaînes dorées. Caligula effleura son ventre avec un fouet de soie, laissant une trace rouge sur sa peau.
    
    — La soumission n'est pas une faiblesse, murmura-t-il. C'est une stratégie.
    
    Il ordonna à un gladiateur numide de lécher ses pieds, puis ses cuisses, tandis qu'une vestale lui mordillait les mamelons. Messaline ferma les yeux, s'abandonnant aux sensations : la douceur du fouet, la chaleur des langues, le froid des chaînes.
    
    — Tu vois ces chaînes ? continua Caligula en enroulant une chaîne autour de son cou. Elles ne te retiennent pas. Elles te protègent.
    
    Messaline ouvrit les yeux, défiant son regard.
    
    — Alors libère-moi, murmura-t-elle, sa voix tremblante de désir.
    
    Caligula éclata de rire, ...
    ... défaisant les chaînes.
    
    — Tu ne comprends toujours pas, ma lionne. Tu n'as jamais été enchaînée.
    
    La leçon du poison ou comment séduire pour détruire
    
    C'est l'heure du banquet dans la grande salle du Palais.
    
    Calligula commande des coupes de vin où chaque coupe pourrait être empoisonnée.
    
    Caligula offrit à Messaline une coupe de vin rouge, son liquide scintillant comme du sang.
    
    — Bois, ordonna-t-il. Ou donne-la à ton ennemi.
    
    Il désigna un sénateur, Marcus Vinicius, un homme gras et arrogant qui avait insulté Messaline la veille. Messaline s'approcha de lui, la coupe à la main, ses hanches ondulant comme une danse.
    
    — Buvez, sénateur, murmura-t-elle, ses lèvres effleurant le bord de la coupe. C'est un cadeau.
    
    Vinicius hésita, mais but. Ses yeux s'écarquillèrent, attendant la mort... qui ne vint pas.
    
    — C'était du vin, rit Messaline. Mais maintenant, tu me crains. Et c'est ça, le vrai poison.
    
    Caligula sourit, prenant la coupe des mains de Messaline.
    
    — Bravo Messaline. Maintenant, fais-lui croire que la prochaine fois, ce sera vrai.
    
    Chapitre 3. La dernière leçon : La loi du sang froid
    
    Rome, 37 ap. J.-C. – Les thermes de Caracalla, nuit de la pleine lune
    
    Le bain de la trahison
    
    Les thermes de Caracalla étaient un labyrinthe de marbre et de vapeur, où l'air était chargé des parfums envoûtants de l'eau de rose et du musc. Les mosaïques représentant des scènes de chasse et de débauche brillaient sous la lueur des lampes à huile, projetant des ...
«12...789...13»