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Messaline : Augusta meretrix (Livre I. Les enseignements de Caligula)
Datte: 13/07/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Karim_et_Nadia, Source: Hds
Prologue. La jeunesse de Messaline (vers 17-38 ap. J.-C.) Dans la Rome impériale, où l'opulence côtoyait la dépravation, Valeria Messalina, née dans l'ombre de la dynastie julio-claudienne, apprit dès son plus jeune âge que le pouvoir se forgeait dans les murmures des alcôves autant que dans les décrets des sénateurs. A 17 ans, ses courbes voluptueuses et ses yeux d'onyx capturaient déjà les regards, mais c'est à 18 ans, lors d'une nuit de débauche orchestrée par son cousin Caligula, que Messaline s'éveilla à sa véritable nature. Sous son règne, Rome devint un théâtre de luxure où chaque banquet était une célébration des sens, un défi aux limites humaines. La leçon maternelle La domus de Domitia Lepida, mère de Messaline, était un labyrinthe de marbre et d'or, où les murmures des esclaves se mêlaient aux parfums d'Orient que brûlaient les lampes à huile. Ce soir-là, la chaleur était telle que l'air semblait vibrer, chargé de l'odeur des jasmins et des roses noires qui ornaient les vasques de la cour intérieure. Messaline, 17 ans, était allongée sur un lit de soie pourpre, ses cheveux noirs éparpillés comme une rivière d'encre sur les coussins. Elle portait une tunique de lin transparent, offerte par sa mère pour son anniversaire, un vêtement qui moulait déjà ses courbes naissantes comme une seconde peau. La porte s'ouvrit sans bruit. Domitia entra, vêtue d'une robe de soie noire, ses cheveux auburn tressés avec des fils d'or. Ses yeux verts, froids et ...
... calculateurs, fixèrent sa fille avec une intensité qui fit frissonner Messaline. — Tu es prête, ma fille ? murmura Domitia en s'asseyant au bord du lit, ses doigts effleurant la joue de Messaline. — Prête pour quoi, mère ? répondit Messaline, sa voix tremblant légèrement. Domitia sourit, un sourire qui n'atteignit pas ses yeux. — Pour devenir ce que Rome attend de toi. Pas une simple épouse d'un sénateur. Une impératrice. Domitia prît une coupe de vin de Falernien sur la table de nuit et la tendit à Messaline. — Bois, ordonna-t-elle. Ce n'est pas du vin. C'est du pouvoir. Messaline obéit, but une gorgée. Le liquide était épicé, brûlant, et une chaleur étrange se répandit dans ses veines, faisant battre son cœur plus vite. — Tu sens ça ? murmura Domitia en caressant les cheveux de sa fille. C'est la force. La force de séduire, de contrôler, de détruire. Elle écarta les pans de la tunique de Messaline, révélant ses seins naissants, ses mamelons durs comme des perles roses. — Un corps comme le tien est une arme, murmura Domitia en tracant un cercle autour de son mamelon avec un ongle verni. Et les armes, ma fille, ne servent à rien si on ne sait pas s'en servir. Messaline ferma les yeux, sentant une chaleur nouvelle l'envahir, un mélange de peur et d'excitation. — Qui va m'apprendre ? murmura-t-elle, sa voix rauque. Domitia sourit, se leva et s'approcha de la fenêtre, d'où l'on voyait les lumières de Rome scintiller comme des étoiles ...