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Entre deux feux (2/3)
Datte: 11/07/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Pessac, Source: Hds
... réfléchit deux secondes, compte, bien qu’elle sache déjà de quoi il retourne. — Attends, arrête ton char ! Quoi, la petite serveuse t’a tourné la tête. Non mais oh, je ne suis pas Marilyn, Kim Kardashian ou Halle Berry. Juste une petite brunette banale, simple, même pas fichue de propulser en avant une poitrine acceptable, loin de celle de Mariana par exemple. — Et alors ? — Attends, on peut avoir un béguin, un crush pour une fille comme moi. À la limite ! Envie de la mettre dans son lit, un soir en passant. Mais franchement, jamais maquillée, des bouclettes en pétard, des nichons riquiquis, des hanches de garçon, une allure presqu’androgyne, je n’ai rien d’un top model. Vraiment pas de quoi se monter le bourrichon et surtout pas de se faire moine pendant plus d’un an. Tu veux quoi, me sauter, histoire de réaliser ton fantasme de grande brèle à p’tits nibards. Pour passer à autre chose ensuite. Lana se lève et se tape violemment le front : — Mais non, je suis con : je sais, j’ai pigé ! Monsieur est vexé, Monsieur s’est fait remballer, jeter comme une merde par une p’tite conne écervelée. C’est ça hein, pas possible de rester sur un échec, ça ne passe pas. L’égo de Môssieur est atteint ! — C’est bon, t’as fini ? Non, elle n’a pas fini. Elle s’approche de lui, se plante face à lui, agite son doigt sous le nez de Clément. — Non-non-non ! Comme son charme n’opère pas, Monsieur met le paquet, il étale son fric, il va l’acheter la connasse, comme on se ...
... paye une pute ! La claque la stoppe net ! Ahurie, elle ouvre de grands yeux, fixe le bonhomme et s’enfuirait certainement si son compagnon ne l’attrapait pas par les épaules. Il la tient fermement, lui fait mal. S’en rendant compte, il relâche la pression, conduit la jeune femme vers le canapé et s’assoit à côté d’elle. Prend ses mains dans les siennes. La caresse du regard. — Lana, écoute-moi. Tu n’es pas ce que tu dis de toi. Je ne suis pas ce que tu penses de moi. Je n’ai jamais cherché à t’acheter, je te l’ai expliqué. Je te demande de me croire. Tu n’es aucunement une putain que je voudrais acheter. Arrête de te dénigrer ! Toi, tu es grande, c’est vrai, et alors ? Fine, svelte, tu as des hanches de garçon, ce qui te permet d’avoir le plus joli petit cul du monde quand tu portes un jean. Tu as des petits seins, d’adorables coquins effrontés. Tes cheveux sont un enchevêtrement inextricable, une broussaille où l’on aimerait perdre ses doigts. Tu es tout cela et tellement, tellement plus encore. Tu bouges comme une reine, tu te déplaces dans l’espace avec une élégance rare, tu captures l’espace, le remplis, te l’accapares par tes mouvements légers, tes gestes, empreints de douceur et de grâce. Naturellement. Tes yeux Lana, sont un lac miroitant, ils ont une profondeur insondable, tes longs cils courbes balayent les fenêtres de ton regard, si pénétrant, si captivant. Ton petit nez retroussé est une merveille qui équilibre tes traits, tes pommettes resplendissent, sans ...