1. Entre deux feux (2/3)


    Datte: 11/07/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Pessac, Source: Hds

    ... Elias. Elle n’était pas prête de se laisser embobiner à nouveau par ce salopard !
    
    Elle avait cru lire dans ses yeux la flamme de la passion alors que ce n’était que l’étincelle hallucinée du camé !
    
    On ne l’y reprendrait plus !
    
    Oh non, jamais plus !
    
    ... .... ...
    
    L’épisode l’avait anéantie, dégouttée. Elle tenta de reprendre le cours de sa vie. Solitaire.
    
    Seule.
    
    Plusieurs semaines, des mois s’écoulèrent.
    
    Un vendredi, comme toutes les fins de semaine, elle se rendit aux Glycines, assura son service avec diligence et efficacité. En fin de soirée, alors que l’établissement était presque vide, elle était passée dans l’arrière-boutique. Elle avait ouvert la porte du bureau de José.
    
    — Mariana, il va falloir qu’on réduise les dépenses. Plus de folie, on serre la ceinture. Franchement, on aurait dû jouer au loto, les choses seraient plus simples.
    
    José n’avait visiblement pas imaginé que ce soit quelqu’un d’autre que sa compagne qui venait le rejoindre.
    
    Réfléchissant à toute allure, Lana s’inquiéta :
    
    — Qu’est-ce que tu veux dire par là ? Votre pactole du loto est épuisé ?
    
    Se retournant brusquement, José lui fit face. Il était décomposé, hagard. Gêné surtout. Lana, en un éclair, comprit la vérité :
    
    — Il n’y a jamais eu de pactole ? Il n’a jamais existé ce gros lot ! Et vous m’avez versé mon Smic par gentillesse. Vous êtes fous ! Et maintenant, vous êtes dans la merde !
    
    — Oui mais non, c’est pas ça, il faut juste qu’on fasse un peu ...
    ... gaffe...
    
    Il espérait noyer le poisson, détourner l’attention.
    
    — Cette providence, cette « provence » comme avait dit Mariana à l’époque, elle n’a jamais existé. Vous avez inventé cela pour me permettre de reprendre mes études. Vous êtes fous ! Complètement fous ! Tout cet argent ! Mais dis-moi, qu’elle est la situation : tendue, grave, désespérée.
    
    — Non Lana, juste un peu tendue, c’est passager.
    
    — Tu peux mettre une croix sur mon smic tu sais, ne le verser qu’un mois sur deux ou sur trois, je m’en sortirai... Ou plus du tout d'ailleurs, je me débrouillerai !
    
    — Non, protesta-t-il, ce n’est pas le problème.
    
    Mariana qui venait de les rejoindre, s’approcha dans le dos de Lana et la prit par les épaules.
    
    — Non, rassure-toi, ton smic n’est pas remis en cause. Quand bien même on devait fermer boutique un jour.
    
    — Attends, je ne comprends pas ?
    
    Elle avait articulé cette question mais une petite idée commençait à faire son chemin dans sa tête.
    
    Mariana enfonça le clou :
    
    — Chérie, on avait promis de ne rien te dire. Jamais... Mais Lana, ce n’est pas nous qui te versons cet argent.
    
    L’évidence sauta aux yeux de Lana. Elle sentit ses genoux trembler de surprise. Et de colère. Elle avait compris.
    
    Elle ramassa ses affaires, pris son sac et s’enfuit.
    
    ... .... ...
    
    Elle a la bouche resserrée, ses yeux lancent des éclairs. Et aussi, la main levée, index tendu menaçant lorsque la porte s’ouvre. Clément la découvre dans cette posture, pousse un énorme soupir, ses ...
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