-
Partie 1 : Une Vampire qui s'ennuie
Datte: 01/07/2026, Catégories: #nonérotique, #horreur, #personnages, fplusag, grosseins, groscul, Auteur: Plastica, Source: Revebebe
... ! Elle lui lance un regard en coin, mélange d’agacement et d’affection, et tire une dernière bouffée sur sa cigarette avant de l’écraser dans le cendrier. Josh commence à lui parler de sa nouvelle, ses lunettes glissant légèrement sur son nez. Ce gosse l’agace. Mais elle l’apprécie assez pour le laisser faire. Le Styx se niche dans une ruelle étroite du sud de la ville, une venelle si sombre que même les rats, perspicaces, hésitent à s’y aventurer. De l’extérieur, ça ressemble à un entrepôt abandonné de plus : une façade de tôle rouillée, une porte en acier cabossée, une enseigne au néon à moitié cassée qui clignote faiblement. Mais pour ceux qui tutoient les ténèbres, c’est une oasis – ou du moins, un endroit où on peut boire sans se faire arracher la gorge. Pas exactement le paradis, probablement, mais c’est déjà ça… À l’entrée, deux démons massifs montent la garde, des colosses de trois mètres à la peau d’ébène luisante, leurs yeux rouges perçant le brouillard. Leurs cornes torsadées frôlent le linteau, et leurs bras, épais comme des troncs, sont croisés sur des torses nus bardés de cicatrices. La règle est simple, gravée sur une plaque rouillée au-dessus de la porte :Armes et magie interdites. Ici, vampires, mutants, démons, et même quelques anges déchus, boivent côte à côte, leurs instincts meurtriers tenus en laisse par la menace des videurs. À l’intérieur, l’ambiance est suffocante. La lumière, tamisée par des ampoules rouges suspendues à des câbles ...
... apparents, baigne l’espace d’une lueur sanguine. Les murs de béton sont couverts de graffitis ésotériques, certains vieux de plusieurs siècles, d’autres tagués la veille par des clients éméchés. Des tables en métal rouillé sont éparpillées dans la salle, entourées de chaises dépareillées – certaines en bois, d’autres en acier, toutes bringuebalantes. Au fond, un juke-box crache une reprise punk deSympathy for the Devil par un groupe obscur des années 80, le son saturé se mêlant au brouhaha des conversations. L’odeur est un mélange écœurant d’alcool frelaté, de sueur, et d’une note métallique qui pourrait bien être du sang. Derrière le comptoir, la barmaid, une femme à la peau verdâtre, officie avec une efficacité froide. Ses cheveux, ou plutôt les tentacules qui en tiennent lieu, ondulent lentement, chacun terminé par un œil qui cligne à intervalles réguliers. Elle sert des verres troubles à une créature au pelage grisonnant, tout en lançant un regard méfiant à un ange déchu qui sirote un liquide doré dans un coin. Sérène est accoudée au comptoir, un verre à la main. Le liquide, d’un rouge presque noir, dégage une odeur âcre, mélange de sang, de piment et de vodka volontairement frelatée – une spécialité duStyx, réservée aux vampires. Ses bottes à talons hauts claquent sur le sol crasseux quand elle change de position, ajoutant une quinzaine de centimètres à son mètre cinquante-sept. Son t-shirt, un vieux modèle siglé Nirvana, est déchiré au col – un décolleté artisanal qui ...