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La dernière touche_3
Datte: 30/06/2026, Catégories: #drame, fh, amour, jalousie, dispute, Auteur: Briard, Source: Revebebe
... par ma faute, tu lui as fait, je ne te le pardonnerai jamais. Tu entends ? Jamais. Il avait hurlé ses dernières paroles et elle s’était affaissée sur sa chaise. Il la fixa quelques secondes avec un regard furieux, puis ferma les yeux. Il se redressa et parti d’un bond vers la sortie du restaurant. Il dévala les marches en courant et se précipita jusqu’à leur appartement où Jérémy était resté avec Lina. — Passe-moi ta voiture s’il te plaît. Le coach ne se posa aucune question devant l’air affolé de son élève et lui confia son trousseau. — Où vas-tu ? — Je vais chercher Arina, lui dire que je l’aime. Frédéric repartit en courant. Jérémy se précipita en haut des escaliers et se mit à crier. — Mais tu ne sais même pas où elle est partie… Le jeune homme sauta dans la voiture et embraya la première. Il était tellement nerveux qu’il cala. Il relança le moteur et, cette fois-ci, la voiture bondit en avant. Il prit la direction du conservatoire, n’ayant rien d’autre en tête que de la retrouver et de lui crier son amour. Il y avait des travaux sur le périphérique et il décida de prendre par les quais. Il roulait beaucoup trop vite et dû, par deux fois, éviter des cyclistes qui venaient en sens inverse alors qu’il doublait en troisième file. Il accéléra au sortir d’un virage, mais dû donner un coup de volant pour éviter un piéton qui traversait et emprunta la voie descendant le long des berges de seine. La voiture se mit à zigzaguer dangereusement et il ...
... donna un coup de frein pour tenter de la redresser. Mal lui en prit, car le véhicule se mit en survirage, l’arrière chassa sur la gauche et la voiture fit un premier tonneau s’approchant du bord du quai. Un second tonneau précipita la voiture dans la Seine. La tête de Frédéric tapa fortement contre la vitre latérale et il perdit connaissance. Un passant ayant assisté à la scène descendit les escaliers et plongea dans l’eau alors que la voiture était encore émergée. Il parvint à ouvrir la portière côté conducteur et à saisir Frédéric inconscient par la manche de sa veste. Le jeune homme dans sa précipitation n’avait pas bouclé sa ceinture, ce qui lui sauva sans doute la vie. Le sauveteur réussit à l’extraire et à le ramener sur le bord où plusieurs personnes l’attrapèrent et le hissèrent jusque sur le trottoir. Sa main droite saignait et une femme donna un mouchoir pour panser la plaie. Un homme s’imposa, plaça Frédéric en position latérale de sécurité et écarta les curieux. Alertés par un spectateur, les secours arrivèrent rapidement et emportèrent le jeune homme encore inanimé sur un brancard qu’ils placèrent à l’arrière de leur fourgon. Ils lui mirent le masque à oxygène et démarrèrent en trombe avec la sirène. Aux journaux télévisés de vingt heures, la nouvelle fit la une sur quasiment toutes les chaînes. Arina tenait la main valide de Frédéric. Allongé sur son lit d’hôpital, il n’avait toujours pas repris connaissance. C’est Jérémy qui, affolé par le départ ...