-
La dernière touche_3
Datte: 30/06/2026, Catégories: #drame, fh, amour, jalousie, dispute, Auteur: Briard, Source: Revebebe
... que vous avez après moi alors ? — Mais ma pauvre fille, il n’y a que toi qui n’as pas vu que tu n’étais pas faite pour lui. Il le sait depuis longtemps et m’a avoué ne pas savoir comment te le dire. Ce qui a accéléré les choses, c’est quand il a compris qu’il commençait à avoir des sentiments pour Lina. Là, il a pris conscience que ce qu’il avait éprouvé pour toi n’avait jamais vraiment été de l’amour. Arina était complètement sonnée. Sans dire un mot et sans un regard pour Ebba, elle se leva et se dirigea vers la porte d’entrée. — Très bien. Je sais ce qu’il me reste à faire. Elle sortit et commença à descendre l’escalier. Elle croisa Frédéric qui montait les marches quatre à quatre. — Ah, tu es là ? Jérémy m’a dit que tu étais partie comme une furie parler à ma mère. Elle le regarda les yeux pleins de larmes. — Elle m’a tout dit. Elle a craché tout son venin — Quoi ? Tout son venin ? mais de quoi veux-tu parler ? — N’aie pas peur, je te la laisse, j’en ai trop entendu. — Mais quoi, bon sang ? — C’est fini Frédéric. Elle recommença à descendre. — Qu’est-ce qui est fini ? — Tout est fini entre nous. Le temps qu’il réagisse, elle avait quitté l’immeuble et tourné au coin de la rue. Il se précipita, mais, une fois à l’angle, il ne la vit plus. Voulant comprendre ce qu’il s’était passé, il retourna au restaurant voir sa mère. Il entra et se précipita vers sa table. — Qu’est-ce que tu as encore dit à Arina, maman ? — Mais rien que la vérité ...
... mon garçon. — Mais quelle vérité bon sang ? — Mais qu’elle n’était pas faite pour toi, que tu ne l’aimais pas, que tu ne l’avais jamais aimée, que tu allais faire ta vie avec Lina. — Quoi ? Mais qu’est-ce que c’est que ce fatras de conneries. De quoi t’es-tu encore mêlée ? — Mais de ce qui me regarde, du bonheur de ton fils. — Mais qu’est-ce que tu connais de mon bonheur toi ? Mon bonheur c’est Arina. Je n’ai jamais aimé qu’elle. — Alors pourquoi doute-t-elle de ton amour ? — Elle ne doute pas de mon amour. C’est moi qui doute de moi. Pas de mon amour pour elle, mais d’être l’interprète que tout le monde croit que je suis, toi y compris. — Ce sont des bêtises mon fils. Tu es le meilleur pianiste de ton époque. — Arrête tes mensonges maman. Tu t’es laissée aveugler par ce que tu souhaitais pour moi sans te rendre compte que je ne serai jamais au niveau. — Mais si tu l’es… — Laisse-moi parler. Je ne serai jamais au niveau d’Arina. C’est elle la plus grande interprète de notre époque. C’est elle qui a gagné le concours. C’est elle la plus grande virtuose de nous deux et ça fait très longtemps que je le sais. — Tu te sous-estimes mon fils. — Ferme-la maman ! — Mais, tu as vu comment tu me parles ? — Tais-toi et écoute-moi bien. Je ne sais pas où est partie Arina. Je vais essayer de la rattraper et de lui dire que je n’aime qu’elle et n’ai jamais aimé qu’elle. C’est la dernière fois que tu te mêles de ma vie. Et si par malheur elle ne me pardonne pas tout le mal que, ...