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La dernière touche_3
Datte: 30/06/2026, Catégories: #drame, fh, amour, jalousie, dispute, Auteur: Briard, Source: Revebebe
... mieux, mais chut ! Il sembla se reprendre pour le final et termina l’œuvre en nage, le front en sueur. Le public l’applaudit chaleureusement et il se leva pour le saluer plusieurs fois. Il sortit sur le côté et rejoignit les deux jeunes filles. — Merde, merde, merde, et merde. J’ai été nul nul, nul ! — Mais non, allez, vas-y, ils te réclament. Il fit demi-tour et retourna saluer le public. Il reçut un bouquet de fleur des mains d’une petite fille et il se baissa pour lui déposer un baiser sur la joue. Il leva son bouquet, salua une dernière fois le public puis sortit de nouveau, mais définitivement cette fois. Les filles l’attendaient aux vestiaires et il entra l’air mécontent ; — Bordel, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais ce n’était pas bon du tout. — Tu es injuste avec toi mon chéri. Arina le prit dans ses bras. — Tu avais l’air contrarié, je l’ai vu. Et c’est sans doute ça qui t’a mis sur la retenue. Mais ton jeu était juste, crois-moi. Il leva les yeux vers Lina. — Et toi, qu’est-ce que tu en as pensé ? Arina se détacha de lui et se tourna vers la jeune fille. — Moi j’ai trouvé ton jeu parfait. Arina m’a dit que tu avais l’air trop sérieux, voire contrarié, mais je n’ai pas ressenti une gêne particulière au niveau de ton interprétation. — Vous êtes bien charitables avec moi les filles. Je vous adore. Il embrassa Arina sur la bouche et Lina sur la joue. — Bon, allez, maintenant au resto, j’ai une faim de loup. La soirée ...
... se prolongea dans un restaurant gastronomique de la ville et ils furent rapidement rejoints par Ebba, son mari, Jérémy, et quelques proches qui les suivaient depuis quelque temps. Ebba vint embrasser son fiston sur les deux joues. — Tu as été bon ce soir, mon fils. Le public t’a adoré. Frédéric lui répondit tout en faisant un clin d’œil à Arina. — Évidemment, je jouerais avec deux mains gauches que tu me trouverais encore remarquable ma chère mère. — Mais c’est normal mon chéri, c’est parce que je t’écoute avec les oreilles de l’amour. Toute la tablée éclata de rire, à l’exception d’Arina qui grimaça un sourire. Ce n’est qu’après le sixième concert qu’Arina sentit que quelque chose ne tournait pas rond. Au sortir de la scène, elle attrapa le bras de Frédéric et l’arrêta alors qu’il se dirigeait vers sa loge. — Qu’est-ce que tu as de nouveau ce soir ? — Je ne sais pas. Je n’ai pas été bien pendant toute mon interprétation. Je ne comprends pas ce qu’il se passe. — Tu es sûr qu’il n’y a rien qui te contrarie ? — Oui, j’en suis certain. Il n’y a rien de particulier. C’est quand je me retrouve face au clavier que je commence à me sentir moins bien, au commencement, puis de plus en plus mal. — Mais si, tu vois bien qu’il y a quelque chose qui te contrarie. — Mais non, je t’assure que je ne vois pas ce qu’il y a. — Pourtant, tu as l’air détendu quand tu travailles ou quand tu répètes. Alors, dis-le-moi, qu’est-ce qui te gêne ? — Mais puisque je te dis ...