1. La dernière touche_3


    Datte: 30/06/2026, Catégories: #drame, fh, amour, jalousie, dispute, Auteur: Briard, Source: Revebebe

    ... qu’il n’y a rien de particulier. Je ne sais pas, c’est un sentiment de mal être, d’angoisse qui m’étreint et qui me serre la gorge.
    — Tu en as parlé à quelqu’un ?
    — Non, tu es folle ! À personne.
    — Écoute. Si tu es d’accord, je vais en toucher deux mots à Jérémy sans entrer dans les détails bien entendu. Je vais voir ce qu’il peut te conseiller.
    — C’est une bonne idée. Mais, je t’en prie, pas un mot à qui que ce soit d’autre.
    — C’est promis mon amour.
    
    Arina profita de sa leçon suivante avec Jérémy pour le questionner.
    
    — Il n’est pas bien Frédéric en ce moment. Tu t’en es aperçu ?
    — Oui, je m’en suis rendu compte. Je lui en ai parlé il y a quelques jours. Il n’a rien voulu avouer.
    — Alors, qu’est-ce que tu as fait ?
    — Je suis allé en parler à Ebba un matin.
    — Que t’a-t-elle dit ?
    — Il vaut mieux que tu lui demandes toi-même.
    — Mais pourquoi me dis-tu ça ? C’est si grave que ça ?
    — Ce n’est pas ce que j’ai dit, mais je préfère qu’elle te le dise elle-même.
    — Bon, ben, puisque c’est comme ça, je vais aller lui demander.
    
    Arina savait que tous les mardis, sa belle-mère mangeait dans une brasserie où elle avait ses habitudes.
    
    Elle s’arrangea pour la trouver seule à sa table.
    
    — Bonjour Ebba. Puis-je m’asseoir à votre table.
    — Arina ? Mais qu’est-ce que tu fais ici ?
    — J’ai à vous parler.
    — Allons bon ! Eh bien, parle, je t’écoute.
    — Depuis quelque temps, Frédéric n’est pas bien. Cela ne se voit pas forcément dans la journée, mais dès qu’il est au ...
    ... piano, il n’est plus le même. Il a l’air plus sévère, et surtout très soucieux. Ça m’inquiète car cela a un rejaillissement sur son jeu.
    — À la bonne heure ! Tu te décides enfin à me parler.
    — Vous savez ce qu’il a ?
    — Pardi, bien sûr que je le sais.
    — Eh bien, qu’est-ce que c’est ? Est-ce grave ?
    — Pour lui, non, ce n’est pas grave.
    — Ah bon, ce n’est pas grave, mais pour lui.
    — Oui, c’est bien ce que j’ai dit.
    — Mais alors, si ce n’est pas grave pour lui, pour qui est-ce grave ?
    — Mais pour toi pauvre innocente !
    
    Arina ouvrit grand les yeux de surprise.
    
    — Pour moi ? Mais qu’est-ce que vous voulez dire ?
    — Tu n’as rien remarqué d’autre ?
    — Non, franchement non.
    — Tu n’as pas remarqué ce qu’il se passe entre lui et Lina ?
    — De quoi ?
    — Tu as parfaitement entendu. Tu ne vas pas me dire que tu n’as pas remarqué à quel point ils se sont rapprochés ?
    — Mais pas du tout. Vous dites ça pour m’inquiéter ?
    — Si j’avais voulu t’inquiéter, je t’en aurais parlé avant que cela soit consommé.
    
    La jeune femme commençait à sentir monter une colère en elle qu’elle réprouvait pour le moment.
    
    — Consommé ? Vous voulez dire qu’ils ont couché ensemble ?
    — Non, pas qu’ils ont couché, mais qu’ils couchent ensemble, oui. Et depuis un bon bout de temps.
    — Mais ce n’est pas possible. Vous me dites ça encore pour me faire du mal. Décidément, vous ne m’aimez pas.
    — Tu as tort de penser ça. Ce n’est pas que je ne t’aime pas.
    
    Arina s’énervait de plus en plus.
    
    — Qu’est-ce ...
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