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Clitorix et le généralissime Fallus
Datte: 28/06/2026, Catégories: Humour #pastiche, #nonérotique, #fantastique, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... suffira pour les appâter ! — Tu as raison. Admit Planturix. Ne perdons pas de temps… Les Machistocrates, c’est comme les huîtres : mieux vaut les consommer frais et par douzaine ! Ajouta-t-elle en se pourléchant les babines. Il ne leur fallut pas longtemps pour tomber sur une patrouille. Aussitôt, les boucliers se levèrent et les javelots pointèrent dans leur direction. — Rendez-vous ! Aboya celui qui se tenait à la tête de la phalange. Planturix, incapable de se contenir, leur fit de grands signes de bras en hurlant : — Hou, hou, mes adorables petits marcassins ! Venez, je vous réserve des tas de gâteries. Il y en aura pour tout le monde ! Le plus grand et le plus costaud des Machistocrates, un certain Pectoralus, qui dépassait ses camarades d’une bonne tête, s’élança en avant en s’écriant : — Je prends la grosse ! Plus y en a, mieux c’est ! Planturix regarda autour d’elle, perplexe. Il n’y avait que Clitorix, elle-même, et Hystérix, son petit chien sautant et aboyant furieusement derrière elle. Ils sont fous ces Machistocrates, pensa-t-elle. Avant que Pectoralus ne comprenne ce qui lui arrivait, Planturix l’accueillit d’un coup de poing magistral, l’envoyant valdinguer en arrière. Les autres Machistocrates restèrent figés, sidérés. L’un d’eux, reprenant ses esprits, lança d’une voix tremblotante : — Je… je dois retourner au camp… j’ai oublié de ranger ma tente… Son voisin le regarda, stupéfait. — De quoi tu parles ? Ranger ta tente ?! — ...
... Tu as raison… ça n’a pas de sens. Ce qui vient de se produire me fait divaguer. On ferait mieux de filer. On dira que Pectoralus a eu affaire à une sorte d’ours monstrueux… Tous prirent leurs jambes à leur cou, malgré les cris de Planturix qui, déçue, les suppliait de rester. Un jour plus tard… Dans le camp des Machistocrates, le généralissime Fallus se tenait bien droit, sur une estrade improvisée, face à ses troupes alignées. Le torse bombé, sa pose martiale était accentuée par les rayons du soleil qui se reflétait sur son armure polie. Il était étincelant, encore plus grandiose que d’habitude, du moins le pensait-il. À ses côtés se tenait son fidèle lieutenant Testicus, qui le suivait comme une ombre. Sa loyauté était indéniable, mais on ne pouvait pas en dire autant pour sa vivacité d’esprit. Une blague, d’ailleurs, circulait à son sujet : il était si bête qu’il serait capable de fourrer « les deux » dans le même sabot avant de le chausser ! Le Généralissime Fallus leva une main autoritaire, réclamant le silence. Sa voix grave et imposante résonna dans tout le camp. — Mes vaillants Machistocrates ! Aujourd’hui est un grand jour ! Nous allons prouver, une fois de plus, que la force est masculine et que notre supériorité est naturelle ! Les Chipix refusent de suivre cet ordre établi ! Ensemble, nous allons les remettre à leur place ! Il s’interrompit un instant, scrutant ses soldats d’un œil fier. — Mes braves, ajouta-t-il avec plus de passion, nous ...