1. Clitorix et le généralissime Fallus


    Datte: 28/06/2026, Catégories: Humour #pastiche, #nonérotique, #fantastique, Auteur: Maryse, Source: Revebebe

    ... osait encore tenir tête à son autorité sacrée. En apprenant cette hérésie, Testostérus entra dans une colère terrible. Ses muscles, déjà disproportionnés, se gonflèrent de rage.
    
    Il convoqua aussitôt son état-major pour orchestrer une offensive destinée à effacer, une bonne fois pour toutes, cette aberration de la carte. Qui mieux que le généralissime Fallus pour mener à bien cette mission ? C’était de notoriété publique : aucune fortification ne pouvait lui tenir tête, tant il était apte à percer les murailles les plus inviolables. Fallus était l’arme suprême de Testostérus. Nul doute, avec lui à la tête des troupes, la victoire était assurée… enfin, c’est ce que tous pensaient.
    
    Quelques jours plus tard…
    
    Les deux éclaireuses dépêchées par les Chipix étaient dissimulées dans un bosquet à la bordure de l’immense plaine de « Somnia Infantem ». Elles observaient attentivement…
    
    Les deux héroïnes observaient donc le camp fortifié des Machistocrates. Derrière une solide palissade de troncs d’arbres taillés en pointe, des tentes austères étaient alignées. Aucune décoration, aucune fioriture. Typique des Machistocrates.
    
    Une légère brise apporta une odeur nauséabonde.
    
    — Pouah, ça pue ! s’exclama Clitorix, la plus petite des deux, en se pinçant le nez.
    
    Petite, certes, mais vive et sensible. Capable de grande chose lorsqu’elle était sollicitée à bon escient…
    
    Planturix se gratta la tête. Puis tout à coup, ses yeux s’illuminèrent.
    
    — C’est normal, déclara-t-elle ...
    ... dans un éclair de lucidité. Les Machistocrates ne se lavent pas quand ils sont entre hommes. Pourquoi s’embêter ?
    
    Clitorix jeta un coup d’œil amusé à son amie. D’ordinaire, Planturix n’était pas si futée. Mais avec son grand cœur et ses formes généreuses, elle compensait largement. Dotée d’une force extraordinaire, elle était capable d’estourbir un sanglier d’une simple pichenette… ou de l’étouffer par accident en le serrant un peu trop fort contre son giron.
    
    Alors qu’elle s’apprêtait à retourner au village pour faire leur rapport, Clitorix s’immobilisa soudainement, un sourire en coin aux lèvres. Une idée lui était venue. Elle se tourna vers Planturix.
    
    — Tu sais quoi ? Et si on leur jouait un tour à notre façon ? Imagine : tu fais semblant de te rendre. Lorsqu’ils approchent, tu les attrapes par le collet et tu les secoues un peu, juste assez pour les démoraliser.
    
    Planturix se frotta les mains, enthousiaste.
    
    — Bonne idée ! Je vais même enfiler un joli tutu rose. Avec mes formes appétissantes, ils vont accourir, ces fous de Machistocrates. Ensuite, bam ! Un bon coup de poing pour les assommer, puis je leur prendrai leurs ridicules casques en forme de gland pour les empiler les uns sur les autres…
    
    Planturix en tutu ? Clitorix s’abstint d’éclater de rire. Elle savait qu’il ne fallait pas contrarier son amie sous peine d’endurer ses ronchonnements tout le reste de la journée.
    
    — Oublie le tutu. D’abord, on n’en a pas et puis, entre nous, ton charme naturel ...
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