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Clitorix et le généralissime Fallus
Datte: 28/06/2026, Catégories: Humour #pastiche, #nonérotique, #fantastique, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
Dans ce monde absurde, totalement imaginaire où toute ressemblance avec la réalité serait purement fortuite, les femmes vivaient sous la domination des Machistocrates. Toutes les femmes ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles Chipix résistait encore et toujours à la suprématie virile. Malgré la menace constante, les Chipix vivaient en parfaite harmonie entre elles. Malgré la menace constante, les Chipix vivaient en harmonie, à l’exception de quelques querelles amicales sur des sujets aussi futiles que la meilleure façon d’utiliser un javelot, de lancer une pique ou de faire rôtir un sanglier. Ces disputes, toutefois, ne duraient jamais très longtemps grâce à leur esprit de compromis légendaire. Partout ailleurs, les femmes vivaient sous la domination des Machistocrates, un peuple d’hommes qui s’étaient autoproclamés les « gardiens de l’ordre naturel ». Leur devise était : « La force est masculine, la subtilité est superflue ». Les Machistocrates se partageaient entre quatre activités principales : se battre, assister aux jeux du cirque en se goinfrant de pains aplatis garnis de tomates, le tout abondamment arrosé d’hydromel, peigner leurs chevaux et lustrer leurs chars pour les faire rutiler, et enfin, ronfler bruyamment après avoir tourné le dos à leurs femmes ou concubines, une fois leurs faveurs obtenues. Les Machistocrates, malgré leurs airs fanfarons et leurs muscles saillants, n’étaient pas tous faits de la même veine. Il existait parmi eux une minorité ...
... d’hommes plus réfléchis, qui rêvaient d’un monde où force et subtilité pourraient coexister. Mais ces exceptions n’exprimaient jamais leurs idées en public par peur d’être tournées en ridicule ou de passer pour des poules mouillées ! Loin, très loin du village des Chipix, dans un somptueux palais en marbre orné de statues à la gloire de l’homme (évidemment, quoi d’autre un Machistocrate pourrait-il admirer ? ), régnait le divin Testostérus. Souverain imposant, à la mâchoire carrée et à l’ego surdimensionné, Testostérus se disait être l’incarnation de la virilité. Selon lui, force brute et domination étaient la clé de tout succès. Le divin Testostérus était plus qu’un chef : il était une idole vivante. Ses sujets buvaient ses paroles comme une boisson sacrée, répétant son nom à tout bout de champ : « Testostérus par-ci, Testostérus par-là… ». On chuchotait même son nom avant d’aller se coucher, comme une prière, dans l’espoir d’améliorer la performance au lit. À ses côtés, son fidèle membre droit, le généralissime Fallus… À ses côtés, son plus fidèle bras droit, le généralissime Fallus, était un redoutable officier, entièrement dévoué à la cause. Obsédé par la rigueur militaire, il faisait régner la discipline d’une poigne de fer. Certaines langues… Les soldats l’avaient surnommé, non sans admiration, le « raidissime Fallus » ou « la Trique ». Un jour, une nouvelle impensable vint troubler la sérénité du divin Testostérus : un village d’irréductibles Chipix ...