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Tu me dis : "non"
Datte: 21/06/2026, Catégories: couple, inconnu, Collègues / Travail hotel, cérébral, revede, caresses, Auteur: Peau-d'Anne, Source: Revebebe
... étage, mon couloir, ma porte, ma chambre. Je referme la porte sur nous. Je te veux, je te vois, je te regarde. Ma main est crispée sur la tienne de peur de te perdre. Tu me regardes, tu me vois, tu me veux, je le vois. Nos yeux sont rivés et il ne reste presque plus rien du reste du monde, nos cœurs qui battent si fort, notre respiration est saccadée. Tes yeux me disent : « Oui. » Soudain tu bouges ta main libre. Tu la remontes le long de mon bras en frôlant de tes doigts ma manche. Une boule de chaleur explose en mon bas-ventre, mes yeux s’entreferment, je me sens chavirer. Ta bouche s’entrouvre, ton souffle me caresse le cou, ton corps se tend, mon corps se tend. Ta main est arrivée à mon visage et ton pouce dessine le contour de ma lèvre inférieure. Je suis littéralement à ta merci. Un petit gémissement m’échappe, tu y réponds. Il me semble que nos yeux font l’amour et que nos corps le ressentent. Tenant encore ta main, je t’indique la direction du lit et t’invite à t’y asseoir. Mais tu restes ...
... debout, tes yeux au fond des miens. Petit à petit, leur éclat se fane. Des larmes viennent troubler ta vision et il me semble alors qu’elles vont couler de mes propres yeux tant nous ne faisons qu’un. Je te vois, je t’entends, je te sens te battre avec toi-même. À mon tour de monter la main en direction de tes joues maintenant baignées de larmes. Mais tu la retiens, la presse contre ton cœur et… tu me dis : « Non. » J’ai compris, il n’y a pas besoin d’en dire plus, ce serait un supplice pour toi comme pour moi. Alors je dis : « Non, bien sûr que non. ». Je ne te vois pas quitter ma chambre, je n’entends pas tes pas rapides dans le couloir, je ne me sens pas tomber sur mon lit, je ne réalise pas que je m’endors. Vendredi matin, comme si de rien n’était, nous nous taquinons l’un l’autre pendant la dernière session. Alors que nous nous apprêtons à quitter l’hôtel, je glisse une petite carte dans la poche. Tu la trouveras peut-être dans le train ou chez toi. Il n’y a que quelques mots écrits à la hâte :