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Tu me dis : "non"
Datte: 21/06/2026, Catégories: couple, inconnu, Collègues / Travail hotel, cérébral, revede, caresses, Auteur: Peau-d'Anne, Source: Revebebe
... impatience lors du prochain plénum. Nos yeux se cherchent dès que nous nous rapprochons. Mercredi soir, nous assistons à un repas-spectacle dans un caveau de la vieille ville. Tout le folklore suisse y est présenté. Il fait chaud, j’ai besoin d’air et traverse la rue pour me reposer dans le mini-square d’en face. Quelques minutes plus tard, tu apparais, ta veste sur le bras. Tu demandes si tu peux la placer sur mes épaules alors que la nuit se fait plus fraîche. Je te dis : « Oui ». Nous restons un moment en silence à regarder passer véhicules et piétons. Un petit enfant nous regarde avec un grand sourire. Celui que tu lui rends semble triste. Je pose ma main sur ton bras et tu comprends à mon regard que tu peux me parler, te confier. Tu me racontes alors ton enfant, ta femme et la vie monotone et parfois insipide qui s’est installée entre vous. Tu soupires. Ma main passe de ton bras à ton genou. Je te souris. Tu poses ta main sur la mienne puis tu te lèves et me demandes si je veux rentrer à l’hôtel. Je te dis : « Oui. » Un silence germe entre nous, un silence qui n’a rien à voir avec de la gêne. Il s’agit plutôt d’un sentiment de compréhension, de connivence, de confiance, une reconnaissance de pouvoir ainsi partager ce que nous ressentons. L’ascenseur s’arrête à ton étage, tu sors, te retournes, me salues et me souhaites une bonne nuit. Tu veux savoir si je vais bien. Je te dis : « Oui ! » Une fois dans ma chambre, je repense à ce que tu m’as raconté, je ...
... pense à ce que je te raconterai demain. Quand je ferme les yeux, je vois ton sourire, je sens la caresse de ta main sur la mienne, je sens ton parfum émaner de ta veste, je sens la chaleur de ta main sur la mienne. Cette chaleur semble se concentrer au cœur de mon intimité. J’ai envie… J’ai envie de toi ! Je laisse mes mains communiquer cette envie au reste de mon corps. Je crie : « Oui ! » Les cheveux en bataille, le souffle court mais le corps rassasié je m’endors. Jeudi matin, tu m’attends à l’entrée de la salle de petit-déjeuner. Je te rejoins et te trouve séduisant et détendu. La lassitude et la tension exprimées la veille semblent s’être dissipées. Nous ne nous quittons presque pas de toute la journée. Le soir, un repas de gala clôt la semaine, la séance du vendredi matin étant principalement dédiée à l’adoption d’un plan d’action pour les personnes présentes. En fin de soirée, tu me demandes si je veux bien prendre un dernier verre avec toi au bar où un petit orchestre anime une piste de dance au centre de la salle. Je te dis : « Oui ». Un peu plus tard, l’orchestre interprète un slow des années 90. Nous en rions en partageant nos souvenirs de camps de ski de l’école où nous dansions maladroitement sur cette même chanson. Tu me regardes, tu me vois. Je te regarde, je te vois, je te veux. C’est presque animal comme sensation. Je ne vois plus rien d’autre que toi. Je te prends la main et t’entraîne dans ce qui me semble une course effrénée. Le lobby, l’ascenseur, mon ...