1. Épilogue


    Datte: 15/06/2026, Catégories: Humour ffh, vacances, voyage, Oral fsodo, hdanus, Auteur: Karibu, Source: Revebebe

    ... aux couleurs de la Tanzanie. Quelques-uns viennent discuter avec notre guide et les moins timides prennent nos mains, nous accompagnant quelques mètres en riant de leur audace.
    
    J’observe avec plaisir les filles s’essayer au swahili avec ce petit monde curieux et souriant.
    
    Sans être morose, notre petit groupe est quand même un peu éteint et Francis nous redynamise en détaillant le programme du lendemain. La journée passée à marcher au soleil laisse des traces de fatigue et chacun regagne son bungalow après le repas du soir.
    
    Je passe un moment dehors, assis sur un banc, à l’écart de la terrasse, à profiter d’un début de fraîcheur de la nuit tanzanienne pour ressasser les événements de cette soirée pourrie.
    
    Perdu dans mes pensées, je n’entends pas Lise me rejoindre, je la sens juste se poser à côté de moi.
    
    — On s’emmerderait pas un peu, en ce moment ?
    — Mouais.
    — …
    — Comment ça va toutes les deux ?
    — On dort bien (long silence). On dort trop, même, je trouve.
    
    Nouveau silence. Je la sens prendre une profonde inspiration, du genre de celles qui donnent du courage avant de sauter dans le vide.
    
    — Tu nous manques, bordel ! jure-t-elle en se tournant vers moi. Pas que pour la baise, tu nous fais rire, on adore jouer avec toi, que tu nous montes l’une contre l’autre, que tu nous serres dans tes bras, que tu nous chatouilles.
    — Un genre de clown sex-toy ? dis-je, un peu amer.
    — Là, t’es pas drôle, t’es plutôt con, même. C’est ton ego qui a pris un coup de ...
    ... genou, ou tes couilles ?
    
    La poésie angélique de Lise m’arrache un sourire que je lui offre volontiers.
    
    — Pardon Lisette.
    
    Je suis le seul à l’appeler comme ça et je sais qu’elle aime bien ce diminutif affectueux.
    
    — Je ne sais pas trop si je peux revenir, je vous admire, j’admire l’amour qui vous lie, je ne veux pas vous séparer. Je ne suis que de passage.
    — De passage ? Non, mais quel con ! C’est ce que tu penses ? Tu crois qu’on se tape à deux tous les mecs qui passent ? T’as vu la tête de Manon aujourd’hui ? Au prix du séjour pour retrouver le sel de la vie, comme tu dis, t’as pas envie de profiter un peu plus ? Aah ouiii, j’y suis, le coup sur la tête, t’es devenu con, c’est officiel ! Lisette, elle en a marre ! Ajoute-t-elle, pleine de colère.
    
    Lise se lève et sans façon, me décroise les jambes et se pose à califourchon sur moi. Les yeux plantés dans les miens, elle prend ma tête dans ses mains, front contre front.
    
    — Allooo ?
    
    Elle presse ses lèvres sur les miennes. Elle m’embrasse rageusement en me tirant les cheveux. Nos dents s’entrechoquent, comme un premier baiser d’adolescents. Ce n’est pas sensuel, c’est torride et je ne peux que répondre à un baiser de cette intensité.
    
    — Tu me manques… tu NOUS manques… tu te manques à toi-même ! me souffle-t-elle à l’oreille d’une voix rauque pleine d’émotions.
    
    Elle colle son ventre contre le mien. Je sens sa poitrine se gonfler à chaque inspiration, et le souffle chaud de sa bouche contre mon oreille, ...
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