1. Épilogue


    Datte: 15/06/2026, Catégories: Humour ffh, vacances, voyage, Oral fsodo, hdanus, Auteur: Karibu, Source: Revebebe

    Résumé des épisodes précédents :
    
    Je commence à reprendre mon souffle, un regard paniqué sur ma main rouge du sang tiède qui me coule sur la joue.
    
    Un peu plus tôt dans la soirée
    
    Mon cœur s’arrête de battre. Je lève les yeux et croise ceux de Manon à la porte de la salle de bain, interdite, le visage en larmes.
    
    Le temps est figé dans un échange silencieux, plus douloureux et plus mortel qu’un coup de tonnerre. Mon champ de vision rétrécit, tout devient flou autour du visage mouillé de Manon.
    
    Je repousse Julie et lui souffle de rentrer chez elle.
    
    Me dirigeant vers Manon, j’ai l’impression de me débattre dans un filet qui me paralyse.
    
    — Manon…
    
    Le coup n’est pas très ajusté, mais son genou me plie en deux dans un flash douloureux, la tête trop près du meuble. Le contact du bois est fulgurant et mon arcade n’y résiste pas. Le temps se fige dans une explosion de douleur. Je m’affale comme un tas de vêtements sales sur le carrelage, dans une bordée de jurons. Ceux qui soulagent, paraît-il.
    
    — Putain, Manon ! hurle Lise après un instant de stupeur. Il saigne, bordel !
    — Poussez-vous, il faut arrêter ça. Allez chercher Stéphane, et dites-lui de prendre sa trousse.
    
    C’est Julie qui prend les choses en main, elle nous apprendra plus tard qu’ils sont tous les deux internes.
    
    Me voilà bien entouré ! Comme dans un interrogatoire de série B : une qui me tabasse et une qui me garde éveillé !
    
    Les douleurs qui pulsent dans mon bas-ventre et dans mon crâne me ...
    ... tiennent en apnée, la bouche ouverte, comme un poisson sur le carrelage. Après ce qui me semble une éternité, celle du bas-ventre s’estompe par vagues. Je commence à reprendre mon souffle, un regard paniqué sur ma main rouge du sang tiède qui me coule sur la joue. Les regards affolés qui me fixent ne sont pas pour me rassurer.
    
    Julie compresse rapidement la plaie avec une serviette en attendant les secours, qui arrivent en coup de vent. Stéphane est effaré du spectacle. Heureusement, Julie a eu le temps de se rhabiller. En bonne professionnelle, elle sait traiter les problèmes par ordre d’urgence.
    
    — Ah bah, on peut dire que vous savez vous amuser, vous !
    
    Assis sur le carrelage, je reprends mes esprits, pendant qu’il examine mon crâne, épongeant au fur et à mesure avec les compresses stériles que lui approvisionne le médecin-chef. Un coup de lampe dans les yeux pour vérifier l’état de mon cerveau, je suppose. Je réponds à toutes les questions du protocole-commotion des rugbymen : nom, prénom ? Quel jour ? Président de la République ? Taille de bonnets de Manon… ? Je ne suis pas sûr que tout sorte du manuel du secouriste.
    
    — Bon, ça va ! Je plaisante, c’est pas très grave ! dit Stéphane en souriant. Je confirmerais quand même par curiosité avec Manon pour les bonnets, mais tu as juste une bonne coupure. Je te mets deux bandes de suture, ça fera l’affaire. Et on surveille vertiges et envies de vomir dans les prochaines heures.
    — On l’aide à se relever, les filles ? Et ...
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