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Épilogue
Datte: 15/06/2026, Catégories: Humour ffh, vacances, voyage, Oral fsodo, hdanus, Auteur: Karibu, Source: Revebebe
... on le met sur le lit, je vais examiner le matériel de reproduction, si tu veux bien, Jon. — Ah, c’est déjà dans le journal ? — Ahah, mais c’est drôle, ça ! Lise m’a fait un topo de votre soirée SM. On peut avoir un peu d’intimité mesdemoiselles ? Les trois filles ne se font pas prier pour sortir débriefer dans la tiédeur de la nuit tombante. Les mains expertes de mon copain examinent avec précaution mon service trois-pièces. La conclusion est plutôt encourageante pour ma succession. — Tout va bien, a priori, je n’ai rien détecté d’inquiétant, elle n’a pas tapé trop fort ou un peu à côté. Tu vas avoir un bleu et mal peut-être un jour ou deux. Tu m’en parles si ça dure plus longtemps. — Merci docteur, vous avez les mains très douces ! Vous prenez la carte vitale ? — OK, je vois que le cerveau est opérationnel ! Pour le reste, je vais déléguer au service compétent. — Je peux entrer ? demande Manon, passant une tête par la porte, le visage inquiet. — Ça dépend, il me faut un garde du corps ? dis-je en m’habillant avec raideur. Je remercie d’un signe de tête un Stéphane compatissant, fuyant du bungalow pour éviter la confrontation qui s’annonce. — Ooh noon ! Jon, je suis désolée, j’étais en colère, mais tu ne méritais pas ça. Je te demande pardon, Jonathan, j’ai agi comme une sauvage. Pardon, pardon, pardon ! — J’y crois pas, tu es jalouse ? De quoi, de qui ? Tu m’as vu bander pour Julie ? Manon est rouge de confusion et se tord les mains devant moi, ...
... attendant un signe que je ne lui envoie pas. — Non, mais tu étais quand même dans sa bouche ! essaye-t-elle sans conviction. — Coucou, les amoureux, si vous continuez la soirée sur le même thème, je vous laisse le mercurochrome et les compresses ? Entrée tonitruante de Lise qui finit par me faire sourire. L’atmosphère se détend un peu, la pression dans mon crâne aussi. Manon esquisse un sourire timide, me scrutant en biais, le regard confus. Je décide de laisser tomber, je suis fatigué, j’ai mal à la tête, j’ai envie d’être seul. — Barrez-vous, allez manger, j’ai envie de dormir. Au matin, le réveil me sort d’un sommeil comateux. Toute la nuit, j’ai eu du mal à trouver une position confortable. Les filles sont revenues dormir dans le second lit, au prétexte que c’était sur l’ordonnance du médecin. Une douche tiède me permet de refaire surface et de m’examiner. Après une palpation rassurante, je regarde dans le miroir le coquard progresser sous mon œil droit. Une grosse compresse protège les sutures qui prolongent mon sourcil. Lise passe une tête pour prendre de mes nouvelles, suivie de Julie venue me redonner un visage humain. Le petit déjeuner est le bienvenu, je n’ai rien mangé depuis plus de seize heures, mais personne n’est d’humeur très bavarde ce matin. J’évite les yeux rouges de Manon, perdue et silencieuse entre sa pile de crêpes et son bol de thé. Prenant mon courage à deux mains, je profite du retour aux bungalows pour accrocher Stéphane dont ...