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Courtisanes, cocottes et monde de la nuit parisienne
Datte: 06/06/2026, Catégories: #nonérotique, #historique, #personnages, fh, ff, fbi, hplusag, fplusag, asie, extracon, profélève, nympho, hotel, caférestau, boitenuit, Auteur: OlgaT, Source: Revebebe
... de marine, l’enseigne de vaisseau Joseph Armand Henri Pourpe, dont elle eut un fils. Mais alors qu’elle résidait à Marseille, son mari ayant été affecté à Toulon, elle prit un amant. Mis au courant de son infortune, Armand Pourpe tira un coup de feu qu’Anne-Marie reçoit dans le bas du dos. Elle s’enfuit, s’installa à Paris et demanda le divorce en profitant des nouvelles lois, au grand scandale de sa famille. Bien qu’issue, contrairement à la Belle Otero, d’une « bonne famille », elle devint elle aussi une demi-mondaine, reine des nuits parisiennes. La jeune femme connut d’abord une période d’apprentissage dans une maison close. Grâce aux conseils de la célèbre Valtesse de la Bigne(1848-1910), qui inspira à Zola le personnage de Nana, la pudique Anne-Marie se transforma.Sous le pseudonyme de Liane de Pougy, elle commença une carrière de danseuse de cabaret et devint rapidement une des courtisanes les plus en vue de la capitale (Liane de Pougy – Wikipédia). Elle rencontra Henri Meilhac(1830-1897), auteur dramatique à succès, amateur de jolies femmes, qui la fit engager aux Folies Bergères, où elle débuta en avril 1894. Elle joua à l’Olympia dans la pantomime « Rêve de Noël » puis triompha aux Folies Bergères en 1896, avec le rôle d’Oriane, dans « l’Araignée d’or ». L’écrivain Edmond de Goncourt dit alors de Liane qu’elle est la « plus jolie femme du siècle ». Très vite, Liane ne compta plus ses amants. À 21 ans, elle en aurait déjà eu 43. Elle s’intéressait ...
... beaucoup à la noblesse, recevant en passant le surnom de « Passage des Princes ». Comme sa rivale, la Belle Otéro, Liane fit tout pour développer sa fortune personnelle. À titre d’exemple, je citerais les anecdotes suivantes : – Lord Carnavon, celui qui, en 1922, découvrira avec Howard Carter la tombe de Toutankhamon, lui offrit une perle d’une valeur inestimable ; – elle ruina pratiquement Charles de Mac Mahon, parent de l’ancien Président de la République ; – elle fit payer 80 000 francs à Henri Meilhac, simplement pour qu’il puisse la voir nue ; – elle reçut plus de 400 000 francs de bijoux, pour participer à des jeux sadomasochistes avec des Russes ! – Liane de Pougy se paya le luxe d’humilier le grand poète italien Gabriele d’Annunzio peut-être parce qu’il fut un ancien amant de la Belle Otero. Liane lui envoya sa femme de chambre à sa place, sous prétexte qu’il avait mauvaise haleine ! L’édition de 1896 du « guide Paris-Parisien » la décrivit comme une « demi-mondaine connue pour ses beaux bijoux » ; celle de 1899 parla d’une« demi-mondaine connue pour ses ventes, son suicide, ses essais littéraires et dramatiques ». Georges Montorgueil, dans son ouvrage sur « Les Parisiennes d’à présent »(1897), ironisa :« Mais si elle n’est de Pougy elle est bien Liane pour sa souple beauté et ses enlacements ». *** Comme nous l’avons vu à propos de la grande romancière Colette, la Belle Époque fut une période où s’affichait la bisexualité féminine, dans les ...