1. Petit Ecran


    Datte: 02/06/2026, Catégories: #chronique, #initiation, #confession, #nostalgie, fh, jeunes, Auteur: AMAL, Source: Revebebe

    ... guerre – m’a piqué fort ; et en initiant la fin de notre soirée, j’ai l’illusion de reprendre un peu l’ascendant. Mais c’est faux : je nous l’inflige à tous les deux. J’essaie de souffler le froid, mais moi non plus je n’ai pas envie qu’on arrête là. Je voudrais qu’il essaie de me convaincre de rester. Il tente un « Pas encore ». Et au lieu de saisir cette perche, je m’entête.
    
    — Il est bientôt minuit, il vaut mieux que je rentre.
    
    Pendant tout le trajet du retour, il fixe la lumière des phares sur la route qui défile, je reste silencieuse. J’aimerais que le trajet soit plus long jusque chez mes parents, mais, dans quelques minutes, il va me déposer puis repartir. Cet au revoir va être difficile, je n’aurai jamais le cœur à lui faire une bise, puis simplement descendre, mais qu’est-ce que je peux faire d’autre ? Je voudrais retourner quelques minutes en arrière, revenir sur son lit, finir ce qu’on a commencé.
    
    Quand il coupe le contact pour descendre me « dire au revoir », je savoure qu’il assume de vouloir encore quelques minutes supplémentaires. Je n’aurais jamais osé le lui demander. Il fait le tour et vient se coller à moi. Il dépose un baiser sur ma joue brûlante et, alors qu’il va pour embrasser mon autre joue, ma bouche l’interrompt à mi-chemin. Nos lèvres résolument serrées s’effleurent. On se respire encore un peu. Son odeur m’enivre. Mon nez dans son cou, je glisse mes mains sous son t-shirt. Son ventre doux et chaud. Je serre son bassin contre le mien. Sa ...
    ... joue contre la mienne, je sens ses mains descendre sur mes fesses, les serrer fort. Un gémissement m’échappe.
    
    Décidément beaucoup trop joueuse, je remonte mes deux mains le long de sa nuque, puis dans ses cheveux. J’approche ma bouche au bord de la sienne et lui murmure avec un air grave « la situation a l’air vraiment dure », tout en appuyant le contact de ma cuisse contre son entrejambe gonflé et sensible. Il se mord la lèvre. C’est moi qui suis coincée entre lui et la portière, mais j’ai tout le contrôle sur la situation. Ses mains m’agrippent plus fermement, il murmure mon prénom – savoure en fermant les yeux ces quelques minutes supplémentaires de douce torture. Envie de voir jusqu’où il va tenir.
    
    — Mmmmmh, j’ai tellement envie de goûter ta bouche, ta langue…
    
    Il appuie à son tour – je gémis doucement. Ma langue joue avec sa bouche. Lui avec la mienne. J’abuse, mais je ne mens pas. Je donnerais tellement pour pouvoir l’embrasser. À chaque frottement appuyé de sa cuisse entre les miennes, je gémis de plaisir.
    
    Soudain, quelque chose cède. Trop c’est trop. La rue, l’heure, les voisins… plus rien n’existe. Nos corps lâchent. Ses mains se précipitent pour déboutonner mon jean. Oui ! Je ne sais pas où il va, mais je n’ai plus l’intention de l’arrêter. J’en ai bien trop envie. Là. Ici. Maintenant.
    
    Il descend précipitamment la fermeture éclair de mon jean quand je bloque immédiatement son poignet avec ma main et me paralyse : je viens de réaliser que c’était la ...
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