1. Le jeu n'est-il pas toujours le même?


    Datte: 01/06/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: ThereturnofOsoave, Source: Hds

    ... Yann n’avait d’autre choix que de la regarder. Elle l’avait contraint à cela.
    
    Lorsqu’elle se redressa, elle avait ce sourire cruel au coin des lèvres.
    
    Elle tira un miroir, haut et étroit, et le positionna face à lui. Il vit son propre reflet : corps noué, marqué, tremblant. Honteux.
    
    — Regarde-toi. Tu me fais pitié. T’as vu ta tête ? Un pauvre type qui bande pour la douleur, qui pleure pour qu’on lui crache dessus.
    
    — Je suis… votre soumis, Maîtresse.
    
    Claque.
    
    — C’est nul. Trop facile. Tu n’as pas compris. Dis-le vraiment.
    
    — Je suis un objet. Un jouet. Je ne sers qu’à vous obéir, à vous plaire, à vous exciter.
    
    — Continue. Va plus loin.
    
    — Je suis… sale. Indigne. J’ai honte de ce que je suis. Mais j’en ai besoin. J’ai besoin que vous me donniez un sens.
    
    — Tu vas faire un vœu maintenant. Dis : “Je jure de ne jamais m’appartenir. Je suis vôtre. Corps et esprit.”
    
    — Je jure de ne jamais m’appartenir. Je suis vôtre. Corps et esprit.
    
    — Bien. Encore. Cinq fois.
    
    Il répéta. À chaque fois, sa voix se brisait un peu plus. Et Mathilde s’en nourrissait.
    
    — Tu vas rester là. Comme ça. Longtemps. Jusqu’à ce que le silence te remplisse. Jusqu’à ce que l’oubli te fasse peur.
    
    Elle ouvrit la porte. Juste avant de sortir :
    
    — Peut-être que je reviendrai. Peut-être pas. Tu médites. Tu comptes le temps. Et tu réfléchis à ce que tu es devenu.
    
    Le clic du verrou fut plus cruel que tout ce qu’elle avait pu dire.
    
    Yann resta seul. Face au miroir. ...
    ... Attaché. Nu. Tremblant. Et heureux, quelque part, dans le fond noir de lui-même.
    
    •
    
    Quand la clé tourna de nouveau, il crut rêver. Mathilde entra, silencieuse. Elle posa son sac, vint s’asseoir au bord du lit.
    
    — Tu vas enfin avoir ce que tu attends. Mais à mon rythme. Tu vas apprendre à jouir comme je l’ai décidé. Lentement. Très lentement.
    
    Elle commença par de petites caresses sur la queue et les testicules de son soumis. Des cercles. Lents. Presque insupportables. Puis elle s’arrêta.
    
    — Tu veux venir ? Tu le veux ?
    
    — Oui, Maîtresse… je vous en supplie…
    
    — Supplie mieux que ça. Humilie-toi.
    
    — Je suis un chien. Un pantin. Je suis à vous. Je n’existe que pour votre plaisir. J’ai besoin de jouir pour me rappeler que je ne suis rien sans vous.
    
    Elle s’humecta les doigts, reprit ses gestes. Il haletait, tendu. Elle le guida au bord, puis le retint. Encore. Encore. Jusqu’à ce qu’il supplie les larmes aux yeux.
    
    — Tu peux venir. Mais tu me regardes dans les yeux quand tu le fais. Et tu dis merci.
    
    Il jouit dans un cri, les muscles tendus, brisé.
    
    — Merci, Maîtresse…
    
    Elle le laissa pantelant. Puis elle braqua son téléphone sur lui.
    
    Flash.
    
    — Cette photo. Tu la gardes. Comme rappel. De ce que tu es après. Quand il ne reste rien que la honte, le foutre, et les marques de mes cordes.
    
    Il suffoquait. Mais elle n'avait pas fini...elle recommença, tout de suite, à le branler. D'abord mou, le sexe, le jouet qu'elle avait entre les mains, reprit vie. Il ne ...