1. Julia et le cheminot


    Datte: 30/05/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Antoine-LRH, Source: Hds

    ... là, je découvre un message :
    
    « Je me suis permise de garder votre numéro quand vous m'avez appelé. J'aimerais vous parler. »
    
    Je sens mon cœur battre un peu plus fort. Je lui réponds, un peu tendu, un peu excité :
    
    « Je suis de service demain, si vous voulez passer. »
    
    Sa réponse me cloue sur place :
    
    « Je préfère vous voir en dehors du travail. »
    
    Elle a pris les devants. Et j’adore ça. Je lui propose un bar proche de la gare, un endroit discret, cosy, où je sais qu’on pourra discuter au calme.
    
    - La soirée -
    
    Le lendemain soir, je suis en avance. Le bar que j’ai choisi, c’est un petit endroit à la déco soignée, ambiance tamisée, lumière chaude, musique jazz discrète. Pas trop de monde, assez pour ne pas se sentir observés, pas trop pour qu’on ait à hausser la voix. J’ai commandé une bière, histoire de calmer un peu l’excitation. Mon cœur tape fort. Je me demande si je fantasme tout ça. Si elle va vraiment venir.
    
    Et puis elle entre.
    
    Julia.
    
    Je la vois passer la porte, et instantanément tout ce qu’il y a autour disparaît. Elle porte une robe noire, courte, juste assez décolletée pour me faire perdre toute contenance. Elle avance vers moi avec ce même sourire éclatant, cet air joyeux, libre, qui me retourne les tripes.
    
    — Salut Ben. Je ne te dérange pas trop, j’espère…
    
    Je me lève pour l’accueillir, je lui souris comme un con, un peu trop content, un peu trop nerveux.
    
    — Tu rigoles ? J’étais pressé de te revoir. Assieds-toi.
    
    Elle commande un ...
    ... verre de vin. On parle de tout et de rien, on rit, encore. Elle me regarde souvent dans les yeux, longtemps. Elle me frôle souvent le bras quand elle bouge. Elle joue. Elle sait. Et moi, je suis là, à lutter pour ne pas la dévorer des yeux, mais mon regard s’échappe malgré moi. Vers ses lèvres, vers sa poitrine que la robe met parfaitement en valeur, vers ses jambes croisées sous la table. Elle le voit, bien sûr. Et ça l’amuse.
    
    Au bout d’une heure, elle pose son verre, me fixe.
    
    — Tu veux me raccompagner ?
    
    Je hoche la tête. Pas besoin de parler. Elle sait déjà.
    
    - L’escalier -
    
    On sort du bar, l’air est frais, la nuit déjà tombée. Elle marche à mes côtés, à petits pas, tranquilles, comme si tout était déjà décidé. Son parfum me monte à la tête, floral, doux, entêtant. Je la dépose devant chez elle, une maison de ville avec une petite cour, un escalier en pierre un peu ancien.
    
    — Tu veux monter ?
    
    Sa voix est calme, posée, comme si elle me proposait un café. Mais dans ses yeux, il y a tout : le feu, le jeu, le désir.
    
    Je coupe le moteur. Je la suis.
    
    Elle monte devant moi. Et là… je ne peux pas m’en empêcher. Ses fesses ondulent à chaque marche, moulées dans cette robe noire si courte que j’entrevois presque le haut de ses cuisses. Je suis à deux doigts de poser les mains dessus.
    
    Elle se retourne en haut de l’escalier, un sourire en coin :
    
    — Tu mates mon cul depuis tout à l’heure, hein ?
    
    Je souris à mon tour, sans me justifier. J’ai même pas besoin ...
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