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Les déboires de la natation française
Datte: 25/05/2026, Catégories: Humour #délire, piscine, sport, boitenuit, jeu, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... moi. J’ai réussi à me qualifier pour la finale du deux cents Papillon. Si ça, c’est pas joli, je me qualifie pour une finale des Jeux olympiques le jour de mon anniversaire !! Les copaines et moi allons fêter ça ce soir. Rendez-vous est pris au bar « Lèvelecoude », un bar avec gogo-danseurs, cage en suspension, musique lancinante et tout le toutim. Les garçons, eux, ne sont pas concernés par la fête sans alcool, ils se sont fait éliminer, ils n’ont donc aucune raison de se gêner. J’arrive au bar et j’aperçois le beau barman, tout à fait le genre de mec que j’affectionne, mais le bougre est pédé comme un phoque. Il y a de fortes chances que ce soit Phil Goutedo qui retrouve du réconfort dans les bras musculeux du beau blond. Je commande un Virgin Mojito, mais Francine, la championne de France en titre m’incite à revoir ma copie : — Allez ma belle, c’est ton anniversaire, on n’a pas tous les jours vingt-cinq ans quand même… — Oui, intervient Juliette, la bigoudène, notre représentante de nage en eau libre (parce qu’il faut le savoir, il y a de l’eau libre et de l’eau pas libre – parfois je me demande où ils vont chercher toutes ces nouvelles appellations : « des frites fraîches », « de la viande durable », « de l’eau libre »). Tu peux quand même faire un tout petit écart, c’est quand même pas un cocktail qui va changer la donne. Bon allez, j’accepte et mon Virgin Mojito vient de se faire déflorer. Like a Virgin, touch for the very first time ! Une ...
... fois mon mojito englouti comme l’Atlantide, Marko me dit (ou plutôt me hurle dans les oreilles pour passer au-dessus de la musique) : — Eh oh, tu ne vas quand même pas rester sur une jambe, c’est ton anniv’ merde quoi ! Marko, lui n’a pas passé le cap des quarts de finale, la honte. Pour faire passer le goût du pain (euh non, du bain), il a besoin de noyer son chagrin. Ça rime, c’est bien. Bon, parce que c’est lui, j’accepte. Après tout, un deuxième cocktail ne peut pas faire de mal. Et hop, un deuxième dans le gosier. Fabien, qui est vraiment mon binôme et accessoirement mon amant arrive sur ces faits : — Wouah, j’y crois pas, tu refuses de boire avec moi, mais pour Marko, tu lèves le coude ?! Bon, allez un p’tit troisième. Ça ne peut pas faire de mal. En parlant de mâle, je vais sur la piste de danse et vas-y que je me frotte, et vas-y qu’on me frotte, les mains deviennent baladeuses par endroit, ça danse, ça sue, ça chauffe comme un plat. Faut que je m’hydrate. Je n’ai pas le temps de commander un soft qu’un mec que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam me paye un verre. — J’ai vu que vous buviez du mojito, je me suis permis de vous en commander un autre. Bon, je ne vais quand même pas refuser, question de politesse. Il s’appelle Eric (ce qu’j’en ai à fout’). Hips… pas mon genre… Hips… ça commence à tourner. Et hop, une nouvelle tournée, mais maintenant, c’est la mise en bière. La bière s’invite sur les tables. Ça rafraîchit, hips.. . quand même mieux… ...