1. Mademoiselle à la plage


    Datte: 22/05/2026, Catégories: Partouze / Groupe Auteur: CDuvert, Source: Hds

    ... sauvage.
    
    Un frisson me parcourt. Ces créatures solaires incarnent tout ce qui me manque, tout ce que mes parents et leur monde étriqué m'interdisent. Cette beauté brute, cette simplicité, cette vitalité... C'est exactement ce dont j'ai soif.
    
    Je repense soudain à Marcel Proust et sa rencontre avec « la petite bande » dans « À l'ombre des jeunes filles en fleurs ». Cette fascination troublante devant la beauté juvénile, cette attraction irrésistible pour ce qui nous échappe... Sauf que moi, contrairement au narrateur proustien, je n'ai pas l'intention de rester dans la contemplation béate.
    
    Je défais lentement les boutons de ma robe, laissant le lin glisser en corolle à mes pieds. En dessous, je ne porte qu'une culotte de dentelle blanche, presque transparente. Mes seins se libèrent, fermes et ronds, leurs mamelons roses se dressant sous la brise marine.
    
    La terrasse de la villa est parfaitement orientée – visible depuis la plage pour qui sait regarder, mais suffisamment haute pour que je puisse feindre ne pas m'en apercevoir. Je m'installe sur la chaise longue, entièrement nue à présent, ma peau nacrée captant les derniers rayons du soleil couchant.
    
    Mes mains remontent le long de mes flancs, caressent mes seins offerts au regard des surfeurs qui, je l'espère, finiront par remarquer ma présence. Cette transgression délicieuse me fait frissonner d'excitation – m'exhiber ainsi, courir le risque d'être aperçue par ces inconnus...
    
    Le risque, justement. Cette ...
    ... adrénaline qui pulse dans mes veines, cette vulnérabilité choisie qui réveille tous mes sens engourdis par les conventions familiales. Mes doigts glissent plus bas, effleurent ma toison soigneusement entretenue, trouvent cette moiteur naissante qui trahit mon émoi.
    
    Au loin, l'un des surfeurs semble avoir remarqué quelque chose. Il s'arrête, sa main en visière, scrutant dans ma direction. Mon cœur s'emballe. Lentement, théâtralement, j'écarte les cuisses, m'offrant à son regard, laissant mes doigts danser sur ma chair sensible.
    
    Un rire m'échappe, cristallin, porté par la brise marine. Mes chers parents... S'ils savaient que leur petite fille modèle, celle qu'ils veulent marier au premier crétin venu, est là, nue sur cette terrasse, se donnant en spectacle à une bande de surfeurs sauvages...
    
    « Charlotte ! » s'était indigné maman, la main sur le cœur avec une théâtralité digne de la Comédie-Française, quand j'avais osé suggérer qu'elle et papa ne se supportaient plus.
    
    Mais voilà bien le problème avec les bourgeois de leur espèce – ils préfèrent l'hypocrisie au scandale, les apparences à la vérité. Moi, j'ai choisi la sincérité de mes désirs, la franchise de mes appétits.
    
    Le surfeur a donné un coup de coude à ses compagnons. Ils sont maintenant tous tournés vers moi, leurs silhouettes se découpant contre l'horizon embrasé. L'un d'eux – le plus grand, aux cheveux presque blancs – semble dire quelque chose aux autres. Ils rient.
    
    Parfait. Le spectacle a commencé. Demain, ...
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