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Mademoiselle à la plage
Datte: 22/05/2026, Catégories: Partouze / Groupe Auteur: CDuvert, Source: Hds
La Jaguar argentée avale les derniers kilomètres de route qui me séparent d’Itsasondo, ses chromes étincelant sous le soleil de juillet.Je conduis les cheveux au vent, savourant cette liberté que m'offre l'évasion loin de la propriété familiale et surtout, loin de l'atmosphère étouffante que créent mes parents avec leurs projets matrimoniaux. « Charlotte, ma chérie, il faut que nous parlions de votre avenir », avait commencé maman hier matin, piquant délicatement dans sa salade de quinoa bio, ses bagues scintillant au soleil matinal. Papa, planté devant ses rosiers comme un général inspectant ses troupes, avait levé à peine les yeux de sa tablette. « Nous recevons Edouard de Laroche-Genty ce week-end », avait-il annoncé de ce ton qui n'admettait aucune réplique. J'avais éclaté de rire, un rire cristallin qui avait fait tressaillir papa. « Le fils des Laroche-Genty ? Celui qui a l’air d’avoir avalé un parapluie ? » Maman avait repris sa respiration, lissant sa robe Chanel du plat de la main. « Il est délicieux ! Si distingué, si... » «Si prétentieux. », Avais-je complété avec un sourire en coin. C'est exactement ce genre de conversation qui m'avait poussée à prendre les clés de la Jaguar pour filer vers notre villa basque. Mes parents et leurs manières compassées, leurs conventions étouffantes, leurs petits arrangements matrimoniaux... Tout cela me donne la nausée. La villa familiale d’Itsasondo m'apparaît enfin, perchée en bord de plage, dominant l'océan ...
... Atlantique de sa prestance Belle Époque. Mes pneus crissent sur le gravier de l'allée bordée d'hortensias bleus. L'air marin porte cette odeur iodée si particulière, mêlée au parfum des tamaris et des pins parasols. Je gare la voiture devant le perron aux colonnes de marbre blanc et je sors, m'étirant voluptueusement. Ma robe légère en lin blanc épouse mes formes, le tissu fin révélant la silhouette de mes seins libres en dessous – je n'ai jamais supporté les soutiens-gorge l'été. « Bonjour Mademoiselle ! » Marie-Claire, notre gouvernante basque, apparaît sur le seuil, son accent chantant réchauffant déjà l'atmosphère. « La villa est prête, comme vous l'avez demandé. Et j'ai fait le marché – il y a tout ce qu'il faut pour plusieurs jours. » « Parfait, Marie-Claire. Vous pouvez disposer de votre week-end, j'ai envie d'être seule ». Une fois seule, je pousse les volets de la grande terrasse qui donne sur l'océan. Le spectacle est à couper le souffle : la plage de sable fin s'étend à perte de vue, léchée par les vagues qui se brisent en écume blanche. Et là, au loin, un groupe attire mon attention. Ils sont cinq ou six, bronzés comme des dieux, leurs corps sculptés luisant sous le soleil. Des surfeurs. Ils évoluent sur les vagues avec une grâce animale, leurs planches fendant l'eau turquoise avec une maîtrise qui me coupe le souffle. Même à cette distance, je distingue leurs silhouettes athlétiques, leurs cheveux décolorés par le sel et le soleil, leur liberté ...