1. C'est une belle journée


    Datte: 21/05/2026, Catégories: grp, Auteur: Landeline-Rose Redinger, Source: Revebebe

    ... ???
    — C’est une amie qui écrit la bio d’une libertine et je corresponds avec elle. Enfin plutôt avec Elle, la libertine.
    — Ok, je vois.
    — Est-ce que cela fait de moi une lesbienne.
    — Tu es accroc, tu t’excites ?
    — Oui, j’ai honte, mais oui, en permanence, la nuit le jour.
    — Alors tu es lesbienne.
    — Ah bon tu crois.
    — Oui je crois.
    
    Emma referme la porte sur elle et s’en va.
    
    Devant, ce n’était pas un goulot d’étranglement, non, au pas saccadé du marcheur nous avancions peu et très lentement, pour nous retrouver en surplace quelques minutes encore.
    
    Mises bout à bout, les voitures cumulaient environ un bon trente minutes, un peu plus sans doute.
    
    L’avenue était non pas un enchevêtrement anarchique de véhicules, mais une centaine de mètres de ruban fait de klaxons et de phares blancs, jaunes, bleus. On avait parlé sur Autoroute Info de manifestants cyclistes par milliers. Une fourmilière spontanée. À moins d’un meurtre de masse, nulle autre solution que de s’inscrire dans le rythme de cet escargot géant et motorisé. Pour incongru que cela soit, jouxtant ma petite voiture, un vététiste harnaché de son blouson fluorescent, de son casque surmonté par une diode clignotante et de brassards faiblement lumineux.
    
    Je maudis le fonctionnaire zélé, père du décret interdisant les vitres surteintées. Être libre dans son habitacle n’est plus possible. Chacun, chacune était afféré à sa petite impatience, qui sur son avertisseur sonore, qui matraquant son volant à plates ...
    ... mains, moi je me fis le pari de divertir mon compagnon cycliste. Qu’il pût s’échapper de ce cloaque de tôles ne faisait aucun doute. Et en somme ce qui retenait notre homme-deux-roues, ce qui l’empêchait de zigzaguer, n’était autre que mes jambes nues qu’il matait dans le fin interstice de ma vitre côté passager. Cette petite subtilité ne lui échappait pas et que j’y réponde me lançait déjà quelques nuances de plaisir.
    
    Quand après un à-coup nous conduisant quelques mètres plus loin, il se repositionna à mon côté, j’ouvris ma jupe de quelques boutons, découvrant le haut de mes cuisses qui commençaient à perler autant que mon front. Un saut de puce plus loin, ma main libre lissait la peau de mes cuisses et je déglutissais les prémices d’un désir qui me traversait, aidée en cela par les vibrations du moteur. Un petit tremblement mécanique ne nuisait pas à l’affaire.
    
    Avant même qu’il ne fut à nouveau près de moi, j’avais un tantinet abaissé la vitre et laissais à loisir le champ libre à l’observation. Le dernier bouton ôté de ma jupe laissait mes jambes entièrement nues et l’étoffe de ma petite culotte chaude et humide. Mon ami n’en perdait pas une miette et la petite diode de son casque créait entre nous une intimité de confort.
    
    Cette fois craignant de l’avoir perdu, une petite panique stoppa net ma main qui comme un petit animal fouinait dans mon sexe. Mais mon compagnon fut bientôt de retour, et j’eus le sentiment certain que mon souffle couvrait le bruit des milliers de ...
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