1. Homo naledi


    Datte: 17/05/2026, Catégories: fh, ff, couleurs, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... l’entraînant à sa suite. Il trottinait juste derrière elle lorsqu’elle avait brusquement fait demi-tour, prétextant s’être trompée. Kabanga, surpris par la manœuvre, était venu buter contre elle. Pendant un court instant, leur corps s’était trouvé plaqué, leur visage à un pouce l’un de l’autre, leurs bouches si proches qu’ils sentaient leurs souffles mêlés. Si l’étudiant ne s’était pas immédiatement reculé en bredouillant, s’il était simplement resté immobile rien qu’une toute petite seconde, Saveria lui aurait plaqué ses lèvres sur sa bouche… Damned, encore raté !
    
    Au moment de grimper sur son échelle, la jeune femme avait à nouveau tenté sa chance. Non contente de se tortiller exagérément en sachant bien qu’il ne pourrait rien rater de son string dentelle, elle avait fait mine de glisser en redescendant et le jeune homme n’avait pas eu d’autre choix que de la rattraper en lui mettant les mains aux fesses.
    
    Mais là encore, il s’était excusé, confus et rougissant.
    
    Serrant le livre demandé contre elle, Saveria était retourné à pas vifs vers son comptoir, sans adresser un mot au pauvre garçon qui, malgré ses grandes jambes, peinait presque à la suivre. La jeune femme était à la fois confuse et honteuse. Honteuse de ses propres manigances, de ses exhibitions, de son indécence. Elle avait claqué le livre sur le comptoir avant de repartir vers le fond des rayonnages, plantant là le jeune homme visiblement décontenancé.« Tout ça pour rien ! Il faut croire que je ne ...
    ... l’intéresse vraiment pas » avait-elle pensé. En colère, blessée, honteuse… et formidablement excitée !
    
    Formidablement excitée par l’image de leurs bouches si proches, de leurs souffles mêlés, des mains sur ses fesses aussi. Son esprit galope, ses sens s’affolent et elle imagine ces fortes paluches pétrissant ses rondeurs, ces mains parcourant ses hanches, frôlant ses seins tendus. Appuyée contre un rayonnage, elle imagine la scène qu’elle espérait tant. Kabanga, enfin libéré, qui viendrait poser ses lèvres sur sa bouche, leurs lèvres qui alors se soudent, leurs langues qui se trouvent, se capturent, s’enroulent et s’affrontent dans un tendre combat. Et sa main, sa main à lui qui s’insinue entre ses cuisses et découvre la chaleur de la mouille qui sourd de sa chatte. Car là, à cet instant, sa main, sa main à elle, entre ses cuisses ouvertes, sent parfaitement les flots impétueux qui inondent son entrejambe. Sa chatte qu’elle sent épanouie, ouverte, déployée, affamée, impatiente. Et son bouton qui pointe entre ses lèvres incendiées.
    
    Elle hésite un instant, va-t-elle se laisser aller jusqu’à calmer elle-même le feu qui la dévore, s’offrir jouissance libératrice et abandon. Une libération qu’elle sait d’avance triste, ridicule, avilissante. Oh, se branler pour lui, devant lui, serait une jouissance fabuleuse mais là, au fond des rayonnages poussiéreux, seule, cuisses écartées, misérable, le tableau est par trop lamentable. Elle ne peut s’y résoudre, elle ne peut y ...
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