1. Un jeu dangereux


    Datte: 17/05/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: tâches-de-rousseur, Source: Hds

    ... tête bien longtemps.
    
    -Je ne serai plus là quand tu sortiras, profites de cette soirée.
    
    Il m’attira un peu plus contre lui et déposa un nouveau baiser sur mes lèvres, plus doux et moins empressé. La promesse d’un moment volé nous autorisait désormais à savourer ce contact. Mes mains sur les muscles de son dos, son souffle dans mon cou, ma jambe autour de sa hanche, ses mains sous mes fesses...
    
    -Raph... articulé-je haletante. J'y vais.
    
    Je déguerpis en vitesse avant de perdre toute volonté, récupérais mes affaires au vestiaire et filais sans me retourner. L’air frais de cette soirée de novembre fit redescendre la pression d’un cran. Je pris une longue respiration et m’installais au volant de ma voiture. Mon téléphone vibra.
    
    “Retrouve-moi demain dans un vestiaire de la piscine à 15h, j’accrocherai des lunettes de plongées à la poignée.”
    
    J’en eu le souffle coupé mais je savais déjà que je l’y retrouverai et lui aussi sans doute. Toutes ces envies, ces fantasmes qu’il était le seul à connaître. Celui-là en faisait partie et nous le partagions, nous l’avions longuement imaginé ensemble. Je rassemblais toute la détermination dont j’étais capable pour quitter les lieux et rentrer chez moi.
    
    Bien sûr, je ne fermais pas l’œil de la nuit, excitée, effrayée, coupable, impatiente. A mes côtés, paisiblement endormi, l’homme qui partageait ma vie. Bien sûr, je l’aimais profondément et ne tenais pas à le blesser. Je ne voulais pas tout foutre en l’air mais ce que je ...
    ... ressentais pour Raph, bien loin de l’amour, me consumait irrépressiblement. Ma peau avait palpité sous ses mains, j’en voulais plus, je le voulais tout entier. Je me sentais honteuse de ressentir cette attirance pour un autre homme que le mien, mais tout mon corps le réclamait.
    
    Je me suis levée tôt, j’ai jeté mes affaires de piscine dans un sac et suis partie avant qu’il ne se lève. Quelques dizaines de minutes me séparaient de mon lieu de travail, essentielles pour me recomposer. Si mes pensées me ramenaient sans cesse vers Raphaël, je me sentais de plus en plus fébrile. J’imagine que l’on ressent cette sensation avant de sauter à l’élastique, l’excitation de l’inconnu et la peur d’y aller.
    
    Pourtant pas dans mes habitudes, je me suis enfermée dans mon bureau, ai coupé mon téléphone et ai passé la matinée dans une bulle de concentration. Il était inutile de réfléchir, mieux valait passer en mode automatique pour éviter à mon esprit de dériver. Il était quatorze heures quand on frappa. Je levais les yeux pour voir le visage de Raph apparaître. La douceur de son regard envoya valser toute tentative de résistance.
    
    -J’y vais, déclara-t-il suffisamment fort pour que nos collègues puissent l’entendre, passe un bon week-end Caro.
    
    J’ébauchais un pauvre sourire qu’il me rendit avec beaucoup plus de talent et un clin d’œil.
    
    Je terminais de rédiger quelques mails et à mon tour, quittais les lieux en lançant un aurevoir discret à la cantonade. Je n’en menais pas large. Quelle ...
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