1. Un jeu dangereux


    Datte: 17/05/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: tâches-de-rousseur, Source: Hds

    Je regarde ma montre, je ne suis pas en avance. Je presse un peu le pas, c’est un rendez-vous que je ne voudrais pas manquer. Je ne suis pas très sportive mais cette marche rapide n’est pas un problème pour moi, au contraire, mon corps s’échauffe et c’est tout ce dont il a besoin. Le froid hivernal pique ma peau et la petite bise qui l’accompagne me fait frissonner, je me blottis un peu plus dans ma chaude écharpe en laine.
    
    Enfin, l’entrée de la piscine municipale se dessine. Je tremble un peu. Un mélange d’excitation et de peur m’étreint, c’est enivrant. Je pourrais opérer un demi-tour, il n’est pas encore trop tard pour renoncer même si je suis venue jusque-là, rien ne m’empêche de renoncer. Rien sauf ce désir sourd d’aller jusqu’au bout. Les portes automatiques s’ouvrent devant moi, comme une invitation et je franchis le seuil.
    
    Le réceptionniste est très jeune, les cheveux en bataille, une paire de lunette sur le nez, un joli sourire qui m’incite à me détendre un peu. Je règle mon entrée, passe le tourniquet et pénètre dans les vestiaires, mon cœur battant à tout rompre. Du regard je balaye les portes des cabines et ne tarde pas à repérer une paire de lunettes de plongées accrochée à l’une des poignées. Voilà. J’y suis. Mes jambes prennent le contrôle et me portent jusqu’à cette porte. Je reste un instant immobile et alors que je lève la main pour frapper, toute notre histoire me revient.
    
    Nous nous sommes rencontrés sur notre lieu de travail, classique. Je me ...
    ... souviens la première fois que je l’ai vu, un regard doux et bienveillant, des cheveux et des yeux bruns, une courte barbe lui courant sur les joues et un sourire franc traversant son visage de part en part. Quant à son corps, comment dire... La cerise sur le gâteau ! Il s’est avéré que Raphaël serait mon voisin de bureau, et donc la tâche me reviendrait donc de l’intégrer au mieux. Loin d’être une corvée puisque le spécimen, en plus d’être agréable à regarder, s’est révélé charmant.
    
    Au fil des mois, un agréable lien s’est tissé. Mélange de séduction et de taquineries, le tout saupoudré d’un soupçon d’interdit puisqu’en couple tous les deux depuis de nombreuses années. Notre binôme professionnel s’est avéré aussi efficace que notre binôme personnel, complice. D’un bureau à l’autre, nous avons échangé de nombreux messages. Sages dans un premier temps, malicieux par la suite avant de nous laisser glisser sur un terrain carrément coquin. Notre jardin secret. Notre jardin dangereux.
    
    Tout est devenu un prétexte pour passer quelques minutes ensemble, échanger un regard, frôler le corps de l’autre, frissonner à ce contact jusqu’à sentir une douce excitation en sa présence. Des blagues facétieuses nous sommes passés à des messages carrément explicites.
    
    “Quand tu es entré dans mon bureau, j’ai eu envie de t’embrasser.”
    
    “Reviens, je n’ai pas assez maté cet adorable petit cul !”
    
    “Cette chemise me rend complètement folle...”
    
    “J’ai envie de caresser ta peau, elle a l’air si ...
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