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Un jeu dangereux
Datte: 17/05/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: tâches-de-rousseur, Source: Hds
... douce.” “Ne sois pas aussi sexy quand tu passes devant mon bureau.” “Cette robe, tu l’as mise pour moi ?” “C’est pour toi que je n’ai rien mis dessous...” “1-0 pour toi, tu me fais bander !” D’abord pendant nos journées de travail, nos conversations se sont déplacées dans nos sphères privées. Je suis vite devenue accro à ce petit jeu et puis nous avons franchi un cap de plus en nous envoyant régulièrement des photos plus ou moins suggestives. Souvent plus que moins. Une vraie tension sexuelle s’est installée entre nous, sans que ni l’un ni l’autre ne propose de franchir la limite implicite que nous nous étions fixés. Une petite routine s’est installée entre nous. Nos messages, nos journées au bureau, sa main sur mes reins pour me laisser le précéder au restaurant, nos genoux l’un contre l’autre en salle de réunion, nos rencontres impromptues à la machine à café, nos mains qui se frôlent dans l’ascenseur. Nous sommes devenus très proches, confidents de pensées intimes, de fantasmes et de désirs inavouables. Ces petites confessions l’amenant à me connaître intimement, beaucoup plus même que mon propre conjoint. Je mourrais d’envie de le toucher, de franchir cet interdit mais je savais aussi ce que pourrait coûter une telle transgression. Mon couple, certes un peu embourbé dans la routine, est très précieux à mes yeux et je sais que Raphaël n’est que l’antithèse de ce que nous avons construit durant toutes ces années. Une folie, une extravagance qui me ...
... fait vibrer, qui m’extrait de cette routine un peu monotone que je peine à combattre. Et puis, il a craqué. -J’ai très envie de toi Caroline, m’a-t-il glissé dans l’oreille, un jeudi soir, durant un after-work. Je n’ai rien vu venir, il a tout embrasé. Mon corps, mon être, mon esprit. Dès lors, je n’ai eu plus qu’une obsession. Le laisser me posséder. J’ai vécu cette soirée comme un enfer, chacun de ses regards déclenchait une vague d’excitation difficilement contrôlable. Je cherchais à le fuir autant qu’à me rapprocher de lui. Si c’est lui qui avait lancé les hostilités un peu plus tôt, c’est moi qui l’ai entraîné dans les toilettes du bar pour me jeter sur lui. Nous avons partagé un baiser salutaire. Ses mains sur mes hanches, sur mes fesses, nos bassins qui se trouvent, nos langues qui s’entremêlent, nos respirations qui se synchronisent. L’espace d’un instant, le néant s’est fait autour de nous. Ne comptait plus que notre désir l’un pour l’autre. -Pas ici Caro, pas comme ça à la sauvette... murmura-t-il dans un souffle. Tu n’imagines pas ce que cela me coûte de te dire ça, mais si on se l’autorise, faisons en sorte d’en garder un souvenir mémorable. -Arrrgh, tu m’agaces d’avoir raison dans cette situation... Son sourire me fit fondre un peu plus. -Ne me fais pas ses yeux là... Sors la première, j’ai besoin d’un peu de temps de mon côté, déclara-t-il en jetant un regard sur sa braguette. Et puis je partirai parce que je ne suis pas sûr de te tenir ...