1. Studio 41


    Datte: 15/05/2026, Catégories: #nonérotique, fh, coiffure, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... que vous et moi sommes compatibles, parce que j’ai eu le déclic pour vous, parce que j’ai envie de me réveiller avec vous chaque matin.
    
    La jeune femme persifle :
    
    — Ah oui ? Que de vous réveiller ?
    — J’avoue que c’est un euphémisme, car quand on a la joie d’avoir une femme telle que vous dans son lit, on ne lui tourne pas le dos, c’est certain.
    — Vous avez en effet le sens des euphémismes…
    — Si je vous disais franco la vérité toute crue, mes chances diminueraient. Et vous, que cherchez-vous dans un homme ?
    
    Elle s’esclaffe :
    
    — N’inversez pas les rôles, s’il vous plaît, Maxime !
    — Dans ce cas, je vais me décrire un peu plus, puis vous me direz si je coche les bonnes cases.
    — Vous êtes impossible, mais dites toujours.
    — Bon, je ne fume pas, je ne bois pas beaucoup, je ne me drogue pas, sauf aux cacahuètes.
    
    Interloquée, elle se fige, ouvrant des grands yeux :
    
    — Aux cacahuètes !?
    — Hélas oui ! Mettez un bol devant moi, je ne peux plus m’arrêter tant qu’il n’est pas vide ! C’est une catastrophe pour la ligne !
    — Oh ça va, je ne vous ai pas vu de bouée de sauvetage…
    — C’est parce que je fais attention quand la période de grande « bouffetifaille » arrive !
    
    Visiblement égayée, elle continue à me coiffer :
    
    — Je vois ce que vous voulez dire. Moi, je ne suis pas mieux : ce sont les apéricubes !
    — C’est moins pire que les cacahuètes et c’est même culturel !
    — Ouiii, on va le dire comme ça ! C’est vrai que parfois, on apprend des trucs.
    
    Faisant feu de ...
    ... tout bois, je lance un nouvel argument :
    
    — Je vous propose une entraide : vous m’empêchez de toucher aux cacahuètes et je vous offre la réciproque avec les apéricubes !
    — Vous voulez vraiment que je sorte avec vous !!
    — Bien sûr que oui. Vous en doutiez encore ? Et je veux un peu plus qu’une simple sortie. J’envisage que nous habitions sous un même toit, chère Aline.
    — Ah oui, carrément !
    
    Elle se redresse, me regardant à nouveau à travers le grand miroir. Je constate qu’elle semble tiraillée par des courants contraires. À moi de ne pas faire d’impairs…
    
    Une main sur la hanche, Aline lâche du bout des lèvres :
    
    — En admettant que je dise oui, qu’est-ce que je vous apporterai réellement ?
    — Vous ! Vous vous apportez vous, car c’est vous que je veux.
    — Encore heureux que tous les hommes ne sont pas comme vous, Maxime !
    — C’est justement la diversité qui fait le plaisir de la vie !
    
    Toujours derrière moi, la coiffeuse soupire faiblement :
    
    — Je me demande si ça ne doit pas être pénible de vivre avec un énergumène comme vous !
    — Au moins, vous ne vous ennuierez pas avec moi. Et je suis trèèès affectueux.
    — Collant comme un pot de glue, je dirais !
    — Je sais ménager un espace de liberté à celle que j’aime.
    
    Aline s’étonne :
    
    — Celle que j’aime ?
    — Je n’ai pas pour habitude de vivre avec une personne pour qui je n’éprouve rien.
    — Vous ne savez rien de moi !
    — Justement, faisons connaissance.
    
    J’aurais pu m’attendre à une réponse bien sentie, ou une ...
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