1. Studio 41


    Datte: 15/05/2026, Catégories: #nonérotique, fh, coiffure, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... car j’ai pu reprendre à moindre frais la boutique. Sinon, je n’aurais pas eu les moyens. Déjà que ça n’a pas été évident, on se demande à quoi servent les banques !
    — Oui, on se le demande : à quoi servent les banques. Je connais deux couples qui ont eu toutes les difficultés du monde à trouver une banque pas trop pointilleuse pour acheter une maison, alors qu’ils sont tous les deux des fonctionnaires avec garantie de l’emploi. Oui, tous fonctionnaires, ces deux couples. C’est d’ailleurs comme ça qu’ils se sont rencontrés.
    — Ils ont fait quoi ?
    
    Tandis qu’elle fait mousser ma tête, j’explique :
    
    — Le premier couple a eu de la chance, ce sont les parents qui ont finalement fait l’emprunt.
    — Ah bon ? C’est possible ?
    — Il faut le croire… Quant au second couple, il a eu moins de chance : ils ont dû se rabattre sur une maison plus petite et donc moins chère, mais avec un taux pas folichon.
    — C’est con pour eux… Et vous, vous avez une maison ?
    
    L’eau chaude (mais pas bouillante) coule à nouveau sur ma tête, le rinçage visiblement. Sans trop entrer dans le détail, je relate ma situation immobilière :
    
    — Moi, j’ai eu la chance d’acheter la mienne à l’époque où les banques étaient un peu moins exigeantes. De plus, je n’avais pas une trop grosse somme à emprunter.
    — Vous avez eu du bol !
    
    Je me mets à rire :
    
    — Vous n’auriez pas dit ça en voyant l’état de ma maison quand je l’ai achetée !
    — Ah bon ? C’était un taudis ?
    — Pas tout à fait, mais elle était restée ...
    ... inhabitée durant seize ans, les héritiers n’avaient pas réussi à se mettre d’accord. Je vous laisse imaginer…
    — Ah d’accord !
    — Il a donc fallu faire quelques réparations, mais ce fut surtout une histoire d’huile de coude. Et vous, vous habitez dans le coin ?
    
    Elle éponge mes cheveux :
    
    — Non, je n’habite pas ici, mais à vingt kilomètres.
    — Pourtant il y a un logement à l’étage supérieur.
    — C’est vrai, mais j’ai déjà mon chez-moi. Et puis, c’est le fonds de commerce que j’ai acheté, pas la maison. Mais c’est vrai qu’il n’y a personne là-haut, c’est vide.
    
    Elle s’interrompt momentanément, le temps de se placer presque face à moi, me désignant un autre fauteuil face à un grand miroir :
    
    — La suite, ce sera ici, si vous le voulez bien. Mais avant, je vais mieux fermer votre blouse, SVP.
    — OK, allons-y. Pour le dessus, je comprends mieux.
    — Cependant, si j’habitais ici, c’est vrai que ça me simplifierait souvent la vie. Je n’aurais qu’un escalier à descendre pour venir travailler.
    
    Installé dans le siège, ma blouse ajustée avec une collerette de papier dans le cou, je souris :
    
    — C’est un peu mon cas.
    — Ah ? Comment ça ?
    — Je pratique souvent le télétravail, et mon bureau est au rez-de-chaussée, avec vue sur le jardin.
    — Je vois. Quelle coupe souhaitez-vous ?
    
    Elle me tend une plaquette avec diverses coupes masculines. Je désigne ce que je souhaite, en reprécisant que c’est surtout pour bien paraître lors des réveillons. Ciseaux en main, elle commence à tourner ...
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