1. Studio 41


    Datte: 15/05/2026, Catégories: #nonérotique, fh, coiffure, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    Pas loin de la place où trônent la marie et l’église, existe depuis peu un petit salon de coiffure nommé sobrement Studio 41 (visiblement son numéro dans la rue). Ce nom change un peu de tous les jeux de mots dont est trop souvent coutumier ce genre d’échoppe. En cette fin d’année, je désire rafraîchir ma coupe de cheveux afin d’être plus présentable lors des deux réveillons de fin d’année, celui de Noël et de la Saint Sylvestre, qui sont prévus pour la semaine prochaine.
    
    J’aurai pu aller chez « Créatiff » (j’ai connu pire comme intitulé), mais la dernière fois, on ne peut pas dire que c’avait été une franche réussite. Comme je suis dans le coin et que j’ai du temps à perdre, je tente ma chance sans rendez-vous au Studio 41, ce petit salon de coiffure, dans une petite rue latérale. Je ne suis pas certain que ça se bouscule au portillon.
    
    En poussant la porte, je constate qu’il n’y a en effet personne sauf une coiffeuse. Mais peut-être attend-elle quelqu’un qui a pris rendez-vous.
    
    — Bonjour Madame, seriez-vous disponible pour une coupe ?
    — Bonjour Monsieur, pas de souci.
    
    La dame (ou la demoiselle) est une blondinette avec de légers reflets roux. J’ignore si c’est naturel ou pas, mais ça lui va bien. Elle est vêtue complètement en bleu. Sur le coup, j’ai cru que c’était une robe, mais je constate vite qu’en bas, il s’agit d’une jupe et qu’en haut, il s’agit d’un pull donc le décolleté en V est mignon mais ne révèle pas grand-chose. Sauf si elle s’amusait à défaire ...
    ... au moins un bouton. D’ailleurs, à ce propos, j’en compte trois.
    
    — Ce serait pour une coupe normale, classique, afin d’être présentable pour les Fêtes…
    — Très bien. Un shampoing avant de commencer ?
    — Volontiers.
    
    Elle me désigne alors l’endroit où m’asseoir pour qu’elle puisse laver mes cheveux. Tandis que je revêts une sorte de blouse, je lui demande :
    
    — Il y a quelques mois, il me semble bien que ce salon était fermé. Je me trompe ?
    
    Tandis qu’elle douche mes cheveux, elle explique :
    
    — Non, vous ne vous trompez pas. C’est bon ? Pas trop chaud ?
    — C’est parfait.
    
    Ayant sans doute envie de parler, elle explique :
    
    — Je ne suis pas ici depuis longtemps, à peine trois mois. L’ancienne propriétaire est partie dans le sud et j’ai pris le relais.
    — Ah d’accord. Donc vous êtes ici à votre compte.
    
    La douche s’arrête deux secondes plus tard. Je sens quelque chose de froid sur mon cuir chevelu, le shampoing sans doute. Toujours debout derrière moi, elle répond :
    
    — En effet, je suis la patronne ici. Mais être à son compte n’est pas évident, il faut gérer les comptes, s’occuper de plein de détails, et se faire une clientèle.
    — Vous n’avez pas bénéficié de la clientèle de l’ancienne coiffeuse ?
    — Pas tout à fait. Il s’est écoulé une bonne année entre le moment où elle a arrêté et le moment où j’ai repris l’affaire. La clientèle a eu le temps d’aller voir ailleurs.
    — C’est idiot pour vous…
    
    Elle masse mon cuir chevelu, ça me fait du bien.
    
    — Oui et non, ...
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