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Sans Consentement - Joséphine 01
Datte: 14/05/2026, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: meo75, Source: Literotica
... afin de nous ouvrir toutes les pistes? -- Bien entendu, Colonel. La première piste est évidemment un crime crapuleux. Cela peut être un classique enlèvement ; nous aurons alors rapidement une demande de rançon. Toujours dans le volet financier, il y a la position du père, qui pourrait induire un chantage, un règlement de compte, ou un rappel de dettes. Tout ceci est ce qu'il y a de plus évident. La situation des laboratoires LUC mérite d'être analysée. -- Deuxième grande tendance, le passionnel : un amant ou un amoureux éconduit, une femme jalouse qui s'opposerait au mariage, le moment choisi étant très propice également. -- Troisième possibilité, un crime sexuel, une organisation de traite des blanches, je n'en dis pas plus. -- Et enfin, il nous faut envisager la quatrième option : la mise en scène par la victime elle-même, comme une façon de fuir ce mariage. Un grand silence se fit dans la salle. Tous les gendarmes réfléchissaient à ces options à la lumière des faits, les classant, voire les éliminant. Mais personne n'osait s'exprimer, connaissant l'horreur que le Colonel éprouvait pour ces spéculations ne s'appuyant que sur de pseudo-bons sens. Son expérience respectable lui avait montré à quel point une enquête menée avec des a priori, aussi évidents soient-ils, menait souvent à l'échec. Tous étaient excités par la médiatisation de l'affaire, et fascinés par le déroulement de l'enlèvement. Une chose était incontestable : c'était l'œuvre de ...
... professionnels. Le colonel Bonnet se retira dans son bureau avec la psychologue criminelle Aude, se préparant à affronter la meute des journalistes. Cette histoire les fascinait, et il devait bien admettre qu'il n'avait jamais rien vu de pareil. Avec elle, il se laissa aller aux spéculations : -- Ton feeling, Aude? -- Nous devrions avoir une demande de rançon d'ici quelques heures. C'est un groupe de pros, et la demande de rançon me semble une évidence. -- C'était quand, la dernière, sur le territoire? -- Oui, tu as raison, cela ne se fait plus. Et Monsieur Luc est certes riche, mais ce n'est pas de notoriété publique, et sa richesse, c'est son entreprise, donc pas très solvable à priori. -- Je ne sens pas la demande de rançon. On saura très vite ; avec les cybercriminels, cela se fait autrement aujourd'hui. Je trouve que le mode opératoire sent le grand banditisme, et ça, ce n'est pas bon pour espérer la retrouver. -- D'accord, mais le grand banditisme, pour quoi? C'est son père qui est visé? -- Qui d'autre pourrait l'être? À nous de creuser. Quelle impression t'a fait le père? -- C'est un homme solide, il en a vu d'autres et ne panique pas. Mais je l'ai trouvé vraiment sincère quand il dit être incapable de trouver une raison. Je l'ai laissé un moment seul, et il ne semblait pas du tout savoir ce qui se tramait, il tournait en rond comme un fou. -- Il y a un truc qui ne colle pas : un enlèvement de la mariée juste à ce moment-là, ça sent le crime passionnel, ...