1. « Clémence » (2) : Dressage


    Datte: 11/05/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... dans un calme étrange. Le repas n’avait pas de goût. Clémence mastiquait lentement, l’air absent. Michel, de temps à autre, levait les yeux vers elle, l’observant. Il ne disait rien, ne forçait pas.
    
    Quand ils finirent, elle débarrassa machinalement la table. Il lui proposa un verre de vin, elle refusa. Il alluma la télévision, elle s’éloigna. Plus tard, dans leur lit, Michel s’approcha. Son geste était tendre, simple, presque timide. Il posa une main sur sa hanche, se rapprocha pour l’embrasser dans le cou. Son souffle était chaud, affectueux, familier. Elle ferma les yeux. Et un flash lui traversa l’esprit : la voix rauque de Zakaria, la rudesse de ses mains, sa queue dure et imposante. « Écarte bien tes jambes. »
    
    Clémence tressaillit. Elle repoussa doucement la main de Michel.
    
    - Je suis désolée… Je suis épuisée. J’ai besoin de dormir.
    
    Il se redressa légèrement, sans se vexer.
    
    - Bien sûr. Repose-toi.
    
    Il se tourna sur le côté mais elle sentit sa déception, même s’il ne disait rien. C’était un silence plus éloquent que n’importe quelle accusation. Elle resta allongée, yeux ouverts dans le noir.
    
    Zakaria.
    
    Il allait l’attendre demain, à 14h00. Elle revoyait son regard arrogant, ses mots crus, son puissant sexe encore rigide malgré l’orgasme, son ordre de revenir. Il ne lui avait pas demandé. Il avait exigé. Et une part d’elle frémissait à cette pensée.
    
    Non. Elle ne pouvait pas y retourner. Elle ne le devait pas. Elle avait déjà fait une erreur. Elle ...
    ... n’était pas ce genre de femme. Elle aimait son mari. Elle avait une famille. Mais ce feu en elle. Ce manque. Ce vide que Michel ne remplissait pas. Ce qu’elle avait ressenti dans cette maison, dans cette brutalité, c’était plus fort qu’elle.
    
    Elle se retourna plusieurs fois dans le lit, tira les draps, chercha une position. Rien n’y faisait. Son cœur cognait contre ses côtes. Son ventre vibrait d’un désir honteux.
    
    Je ne peux pas y retourner…Mais j’en ai tellement envie.
    
    Les heures passaient. L’horloge numérique affichait 3h00. Elle n’avait pas fermé l’œil. Son esprit tournait en boucle dans cette tempête.
    
    Finalement, l’épuisement eut raison d’elle. Ses paupières se fermèrent d’elles-mêmes. Elle sombra dans un sommeil lourd, agité, dans lequel les visages de Michel et Zakaria se superposaient, se confondaient, s’opposaient. L’un doux et attentionné. L’autre dominateur, sauvage. L’un la respectait. L’autre la faisait jouir.
    
    ***
    
    Le jour s’était levé depuis un moment. Clémence ouvrit lentement les yeux, le corps encore engourdi, l’esprit saturé.
    
    Elle avait dormi mais ce sommeil n’avait rien eu de réparateur. Elle avait rêvé de ses mains, de sa voix, de sa brutalité. Zakaria. Toujours Zakaria. Elle se leva lentement. Michel s’était levé de bonne heure et était déjà parti travailler.
    
    Dans la cuisine, elle se fit un café. Elle s’installa sur la chaise près de la fenêtre entrouverte, la tasse fumait doucement, mais elle ne buvait pas. Ses pensées formaient un ...
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