1. Camping Paradis


    Datte: 09/05/2026, Catégories: #érotisme, #lieudeloisir, fh, vacances, Auteur: Mr Smith, Source: Revebebe

    ... jamais. Mes cuisses collaient légèrement l’une à l’autre, mon maillot mouillé sous la poitrine me rappelait à chaque inspiration que mon corps brûlait autant que mon esprit.
    
    Ils firent un carreau magistral. C’était leur dernière boule.
    
    Paul lança à son tour. Sa main était sûre, son tir tendu, précis… mais pas assez. La boule frôla sa cible, mais ne l’éjecta pas.
    
    13 à 11. Le match s’achevait là.
    
    Je restai un instant figée, partagée entre une déception douce et un étrange sentiment de victoire, malgré tout. Je me retournai vers Paul. Il me regardait avec ce sourire en coin que j’aimais tant, ce sourire de joueur, de maître.
    
    Les deux hommes s’avancèrent pour nous saluer.
    
    — Vous avez été brillants, dit l’un d’eux à Paul, avant de m’accorder un regard un peu trop long. Et vous avez… beaucoup de chance.
    
    L’autre ajouta, presque admiratif :
    
    — Elle est incroyable. Une partenaire comme ça… on n’en croise pas deux.
    
    Je ne répondis pas. Je me contentai de prendre la main de Paul et de l’attirer doucement vers la sortie.
    
    — Viens, Maître Paul. La finale est finie… mais la nuit ne fait que commencer.
    
    Un peu plus tard, assis sur le muret en pierre près du bar, nos verres de rosé en main, je vis s’approcher le mari du couple affronté en demi-finale. Il avait la chemise froissée, un air perdu, et le regard qui fuyait.
    
    — Salut Paul… Mélodie…
    — Ah, bonsoir ! répondit Paul avec chaleur. Prêts pour l’apéro comme convenu ?
    
    Il hésita. Son sourire était coincé, ...
    ... forcé.
    
    — Écoute… en fait… on va décliner. Enfin, elle préfère ne pas venir. Et bon… je ne vais pas venir tout seul, hein.
    
    Il évitait soigneusement mon regard, comme s’il craignait encore d’être pris sur le fait, comme s’il avait trop vu.
    
    — Ah, quelle surprise, dis-je doucement, faussement déçue. Pourtant, j’étais sûre qu’on avait bien sympathisé…
    
    Il balbutia quelque chose. Puis battit en retraite, les épaules basses. Paul le regarda s’éloigner en silence. Je pris une gorgée de vin, et m’adossai au muret.
    
    — Il n’est pas le premier à se faire gronder pour m’avoir trop regardée…
    — C’est parce que tu es… troublante. Irrésistible.
    — Et toi… tu n’es pas jaloux ?
    
    Il se tourna vers moi. Son regard était calme. Amusé.
    
    — Non. Je suis joueur, pas possessif.
    
    Je souris longuement. Ce genre de sourire qu’on ne réserve qu’à un homme qui vous connaît vraiment.
    
    — Alors… c’est juste toi et moi, ce soir ?
    — Juste toi, moi… le bruit des cigales… et une tente un peu trop étroite pour deux corps qui brûlent.
    
    Je m’approchai. Ma bouche frôla la sienne.
    
    — Parfait. Je n’ai pas du tout envie de dormir.
    
    La nuit s’était installée pour de bon. Le camping s’était tu peu à peu, comme un animal qui s’endort. Les lampes solaires clignotaient paresseusement, les rires s’étaient éloignés vers le fond de l’allée, et le silence nous entourait désormais comme un cocon tiède.
    
    J’étais assise à côté de lui, devant nos tentes entrouvertes. Une bière fraîche entre les doigts. ...
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