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Camping Paradis
Datte: 09/05/2026, Catégories: #érotisme, #lieudeloisir, fh, vacances, Auteur: Mr Smith, Source: Revebebe
... emprise. Et puis… enfin. Mon cœur s’est mis à battre plus vite. J’ai fermé les yeux. Et j’ai souri, longtemps. Le soleil commençait à décliner quand je l’ai vu revenir, Paul, le vélo à la main, l’air calme, trop calme. Et moi, installée là, entre Luca et Mathis – deux jeunes coqs du camping, muscles affûtés et t-shirts trop moulants. Ils étaient beaux, inoffensifs, parfaits pour ce que je voulais tester. Je riais fort, un peu trop. Je buvais mon rosé lentement. Je jouais. Mais c’est lui que je cherchais, son regard, sa réaction, son feu. Quand il s’est approché, je me suis redressée, sourire carnassier. — Ah, Paul ! Tu reviens enfin de ta retraite spirituelle ? J’ai senti l’intérêt dans les regards des deux garçons. Mais je ne regardais que lui. Luca lui a tendu une bière. Paul a accepté. Il s’est assis, avec cette élégance maîtrisée qui me faisait fondre. Il n’a rien montré, pas un mot de travers, pas une ombre dans les yeux. Mais je savais, je le sentais. Et alors a commencé… cette étrange danse. Nous avons parlé. Longtemps, de surf, de festivals, de musique électro. Mais tout était en surface. Chaque fois que je riais trop fort à une blague idiote, je le regardais. Il ne réagissait pas. Chaque fois que Mathis me touchait le bras pour me faire rire, Paul buvait une gorgée, imperturbable. Chaque fois que je le testais, il me répondait par ce regard, brûlant, muet, incontrôlable. Et moi… je brûlais, lentement, profondément. Puis l’un des deux est ...
... parti chercher une bouteille. L’autre est resté sur son téléphone. Et Paul s’est penché vers moi, tout près. Sa voix m’a effleurée comme une lame douce. — Tu es en train de jouer. Très bien. Il a bu une gorgée, puis a repris. — Mais tu sais au fond de toi que ce n’est pas eux que tu veux troubler, c’est moi. Mon cœur a raté un battement. — Et crois-moi, Mélodie… je suis peut-être cruel, mais je suis aussi celui qui saura faire durer ton plaisir, bien au-delà de ce que ces jolis garçons imaginent possible. Ses mots sont entrés en moi comme une onde. Ma bouche est restée close. Mais mon regard… vacilla, une seconde, juste une. Et il l’a vu. Il savait. Quand les garçons sont revenus, la discussion a repris. Mais plus rien n’était pareil. Je ne riais plus aussi fort. Je ne les regardais plus vraiment. Je jouais encore… mais plus avec eux. Mon corps voulait autre chose. Mon feu attendait une autre main. Je me suis étirée, les bras derrière la nuque, les seins tendus sous le tissu, et j’ai soufflé : — Je crois que j’ai eu ma dose de soleil… je vais aller me reposer un peu. Paul s’est levé à son tour. — Bonne idée. Le vrai feu, c’est ce soir. Ses yeux ont transpercé les miens. Et j’ai su qu’il disait vrai. La nuit était tombée sur le camping. Les voix s’étaient tues une à une, les lampes s’étaient éteintes, et les grillons s’étaient remis à parler pour tous. Tout semblait lent, suspendu, alangui. Je marchais pieds nus sur le sable tiède, de retour ...