1. Camping Paradis


    Datte: 09/05/2026, Catégories: #érotisme, #lieudeloisir, fh, vacances, Auteur: Mr Smith, Source: Revebebe

    ... allongée sur la serviette, nue, les jambes ouvertes, le corps tourné vers le ciel.
    
    Je ne le regardais pas. Mais je savais qu’il me regardait. Je laissai mes doigts tracer des cercles sur mon ventre, puis descendre vers mes hanches. J’étirai mes bras au-dessus de ma tête, ce qui tendit mes seins vers le ciel, fiers, affamés. Je me cambrai. Je croisai les jambes, puis je les rouvris, lentement.
    
    Je ne jouais pas à séduire. Je voulais l’achever.
    
    — Si tu ne me prends pas maintenant… chuchotai-je, presque tremblante, je vais me briser.
    
    Il posa une main sur ma joue, douce, tendre.
    
    — Pas encore, murmura-t-il. C’est bientôt. Mais pas encore.
    
    Je fermai les yeux, retenant une vague de frustration dans ma gorge.
    
    Et puis… des voix. Des pas dans les fourrés, un chien, des enfants, un couple qui descendait vers la rivière.
    
    Je me redressai en un éclair, ramassant ma serviette, les cheveux encore humides. Paul m’imita. Nos gestes étaient silencieux, rapides. Un fou rire silencieux dans nos regards. Une urgence tendue. Le désir toujours là, intact.
    
    Sur le sentier, il me prit la main. Je la serrai fort.
    
    — Ce n’est plus du désir, soufflai-je. C’est de la torture.
    — Et tu aimes ça ?
    
    Je tournai la tête vers lui.
    
    — J’en suis folle. Mais demain…
    — Oui ?
    — Demain… je ne te laisserai plus partir.
    
    Après le déjeuner, Paul s’est levé avec cette douceur tranquille qui me rend folle.
    
    — Cet après-midi… je pars seul.
    
    Je l’ai regardé, interdite.
    
    — ...
    ... Sérieusement ?
    — Je veux que tu aies le temps de penser à ce qu’on ne fait pas encore.
    
    Une phrase, lente, calculée, injustement précise. J’ai senti une chaleur me traverser, un mélange étrange de frustration et de feu. Il m’a laissée là, tendue, prête à éclater.
    
    Il m’a embrassée sur le front, et il est parti, tranquillement, comme si de rien n’était.
    
    Je suis restée figée quelques secondes, seule sur la chaise longue. Le tissu collait à ma peau. J’étais nue sous mon paréo, encore humide, encore pleine de lui.
    
    Je n’attendais même pas une réponse. Je voulais qu’il sache. Qu’il le sente. Qu’il bouille.
    
    Toujours rien. Je me suis redressée. J’avais chaud. Trop chaud. Je suis allée au terrain de pétanque, juste pour marcher, me montrer. Les Hollandais m’ont regardée, leurs regards lourds, pas gênants, mais inutiles.
    
    Je l’imaginais recevoir mes messages, silencieux, son sourire discret, mais la mâchoire tendue. Il me résistait.
    
    J’avais besoin qu’il craque. J’avais besoin qu’il me dise : maintenant, viens. Mais il ne disait rien, pas un mot. Le silence… devenait insupportable.
    
    Je m’étais allongée, nue, contre son côté vide du matelas, mon ventre collé à son odeur. Je n’ai pas résisté. Mes doigts ont glissé sur moi, dans moi, encore.
    
    C’était bon. Mais incomplet. Je me suis cambrée. Je l’ai senti en pensée. Je l’ai appelé. Je l’ai dit, son nom, Paul.
    
    Je suis venue, fort, longtemps. Mais je ne voulais plus le fantasme. Je voulais sa peau. Son souffle. Son ...
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