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Camping Paradis
Datte: 09/05/2026, Catégories: #érotisme, #lieudeloisir, fh, vacances, Auteur: Mr Smith, Source: Revebebe
... haletante, la peau luisante de sueur, les draps collés, la main encore entre mes cuisses. Mais ce n’était pas toi. Je rouvris les yeux dans la pénombre, le souffle saccadé, et je murmurai dans le vide : — Demain, à la rivière… je te veux, pour de vrai. Plus de jeux, plus d’attente, je veux… tout. Il était un peu plus de 6 h 30. Le camping dormait encore. Aucun bruit, sinon les oiseaux timides, et le bruissement léger du vent dans les pins. Je marchais en silence, la serviette sur l’épaule, juste derrière Paul. Le sol était frais sous mes sandales, les rochers encore froids de la nuit. La rivière, en contrebas, brillait comme un ruban d’argent étiré par la lumière pâle du matin. J’avais le cœur qui battait plus fort que de raison. Quand nous sommes arrivés, il n’y avait personne. Juste nous deux, le murmure de l’eau, et cette solitude enivrante qu’on ne trouve que dans les instants volés à l’aube. Je me suis tournée vers lui. J’ai plongé mes yeux dans les siens. Je ne voulais pas parler. Je voulais qu’il comprenne. Alors, lentement, j’ai défait ma chemise de plage. Le tissu a glissé contre ma peau comme une caresse familière. Puis j’ai défait le nœud de mon haut. Et enfin… j’ai laissé tomber le bas. Je me suis tenue droite, nue, face à lui, offerte, entièrement. Le soleil caressait ma peau. Je sentais ses yeux sur moi, comme des mains invisibles. Et ça m’a rendue folle. Je suis entrée dans l’eau sans me retourner. Le courant s’enroulait autour de mes ...
... chevilles, puis remontait le long de mes jambes, me saisissant avec une douceur glacée. Quand l’eau a atteint mon ventre, j’ai fermé les yeux, le corps traversé par un frisson qui n’avait rien à voir avec le froid. Je me suis étirée, les bras derrière la tête, et j’ai plongé. Quand j’ai refait surface, il était encore au bord, immobile, à me regarder. Je l’ai regardé se déshabiller à son tour, lentement, pour moi. Quand il m’a rejointe dans l’eau, je n’ai pas résisté. Je me suis rapprochée, très près, assez pour que nos poitrines se frôlent, assez pour sentir son souffle. Et quand son sexe a effleuré le mien, j’ai cru perdre pied, un choc électrique, un frisson qui m’a remonté tout le long de l’échine. — Tu es fou… je murmurai. Tu me rends dingue. Mais il ne bougeait pas, pas vraiment. Il résistait encore. — Je veux que ça monte encore, souffla-t-il. Que ce soit insupportable. Je le fixai, le front contre le sien, les mains sur ses hanches. — Tu veux que je t’en supplie… c’est ça ? — Non… je veux que, quand ça arrive, on ne puisse plus penser, ni parler, ni se retenir. Mon cœur tambourinait. — Alors regarde-moi bien, Paul. Parce que quand tu décideras… il sera trop tard pour revenir en arrière. Je me suis éloignée doucement. Le courant me caressait les cuisses, la poitrine, le dos. J’étais une flamme dans l’eau. Et je savais qu’il brûlait lui aussi. Quand nous sommes sortis, ruisselants, les galets étaient tièdes sous nos pieds. Je me suis ...