1. L'île des femmes


    Datte: 06/05/2026, Catégories: Humour #aventure, fffh, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe

    ... tranquille. Après, elles sont parties chercher encore de l’alcool, ou un type pour le tuer, je ne sais pas trop. Elles me font peur.
    
    Elle a continué à me regarder et j’ai continué à grogner et à baver parce que je ne pouvais pas mieux exprimer ce que je ressentais.
    
    — Dès qu’elles sont sorties, j’ai fermé la porte à clé. Quand elles vont revenir, je ne sais pas trop comment ça va se passer, hein ?
    
    Gentiment, elle a écarté une mèche de cheveux qui me tombait devant les yeux. J’ai arrêté de grogner pour ne pas l’effrayer davantage.
    
    — Tu n’es pas un prince, a-t-elle dit alors, mais tu es un gentil. Quand je t’ai empêché de me suivre dans la chambre, tu n’as rien dit. Je peux te détacher, peut-être, si tu me promets que tu ne seras plus un sale type qui achète des femmes, mais un ami qui m’aidera à rentrer chez moi.
    
    J’ai hoché la tête autant que j’ai pu. Elle m’a regardé encore un long moment en silence avant d’enlever délicatement la culotte de Miranda de ma bouche.
    
    — Détache-moi, j’ai dit après avoir toussé, et on file d’ici avant que les dingues ne reviennent.
    
    Elle a défait les nœuds de la cordelette et j’ai enfin pu me redresser et sortir du placard. À ce moment-là, j’aurais pu tenter de la maîtriser. Ma Samantha était petite et mignonne et j’étais certainement plus fort qu’elle, même si je ne suis pas très costaud. Ensuite, j’aurais pu téléphoner à la police. Mais cela ne m’est pas venu à l’esprit. Elle me proposait d’être son ami et c’est ce que je ...
    ... voulais depuis le début.
    
    Donc on a filé. Je lui ai mis mon vieux bonnet sur la tête pour qu’elle n’ait pas froid et surtout pour qu’elle ressemble à un homme. Nous avons pris un taxi et une chambre dans le plus grand hôtel de la ville. Une fois seuls derrière la porte fermée à clé, nous avons éclaté de rire. Nous étions soulagés. Je me suis allongé sur mon lit, parce que bien sûr on avait une chambre avec deux lits jumeaux. Je tentais de penser à la suite, mais Samantha y avait déjà pensé.
    
    — Donne-moi tout l’argent que tu as sur toi, a-t-elle dit.
    — Qu’est-ce que tu vas en faire ? ai-je osé demander.
    — Tu as dit que tu voulais bien m’aider, non ? Donne ton pognon.
    
    Elle ne riait plus. J’ai sorti tous les billets de mon portefeuille. Il y en avait pas mal, peut-être l’équivalent de cinq à six mille euros. Comme c’étaient des zlotys, je ne sais pas trop. Elle s’est mise à compter l’argent sans plus s’occuper de moi, alors je me suis rallongé sur le lit, résigné. J’avais eu la vie sauve, c’était déjà pas mal. La chemise à carreaux lui allait vraiment bien.
    
    Mais soudain, elle m’a regardé intensément comme elle savait le faire. Je n’étais pas très rassuré.
    
    — Maintenant que j’ai de l’argent, je peux acheter ton corps, a-t-elle dit. Combien tu le vends ?
    — Combien ? Je ne comprends rien à ce que tu dis, ma petite Samantha.
    — J’m’appelle Eileen, tu sais, il va falloir t’y faire. Toi, je ne sais même pas ton nom. J’ai besoin de baiser, d’une bonne queue pour me remettre ...
«12...567...10»