1. L'île des femmes


    Datte: 06/05/2026, Catégories: Humour #aventure, fffh, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe

    ... devenait intéressant d’avoir une petite femme rien qu’à moi.
    
    Mais au moment où je croyais pouvoir enfin profiter de mon acquisition, une montagne s’est abattue sur mon dos et m’a totalement immobilisé. J’ai appris ensuite que la montagne était une catcheuse échappée d’un cirque qui se prénommait Astrid. Elle devait peser très lourd, car j’avais le souffle complètement coupé. Elle n’a eu donc aucun mal à m’attacher les mains dans le dos avec une cordelette.
    
    Quand j’ai pu me retourner pour voir ce qui se passait, il y avait trois femmes penchées au-dessus de moi, ma petite femme chérie, la vilaine catcheuse qui était très grosse et très laide et une grande femme maigre à lunettes. J’ai appris ensuite que c’était Miranda. Elle était russe, biologiste, et nos services spéciaux l’avaient enlevée pour qu’elle travaille sur des virus qui ne s’attaquent qu’aux femmes. Elle s’était donc enfuie.
    
    — Qu’est-ce que je fais ? a demandé la catcheuse. Je le tue tout de suite ?
    — Non, a répondu la biologiste, il peut encore servir. On va retourner à son appartement pour passer la nuit au chaud. J’en ai marre de dormir dans les buissons.
    — Pas question ! ai-je dit. Relâchez-moi ou je crie. Si on m’entend, vous êtes perdues.
    
    Miranda m’a regardé avec le sourire et elle n’a pas répondu. Elle a simplement relevé sa jupe et quitté sa culotte. Puis elle m’a pincé le nez et fourré son truc sale dans la bouche. Le tissu avait un petit goût. Après, bien qu’elle ait des lunettes et ...
    ... qu’elle m’ait montré une adorable petite chatte intellectuelle, je n’avais pas le cœur à batifoler. Perché sur l’épaule de la catcheuse comme un vieux sac de sport dans la nuit balte, je me sentais un peu ridicule.
    
    Dès qu’on est entré dans l’appartement, Astrid m’a jeté dans un placard dont elle a fermé la porte. Aussi, je ne sais pas grand-chose de ce qui s’est passé ensuite. J’ai entendu rire, des bruits de verre, il y a même eu un coup de feu. Je pense qu’elles ont descendu toutes mes belles bouteilles. Longtemps après, il y a eu le silence. J’avais beau tirer sur mes liens, il n’y avait rien à faire. Alors je me suis endormi.
    
    Je me suis réveillé en sursaut quand la porte du placard s’est ouverte. Ma petite Samantha me regardait avec ses beaux yeux couleur de la mer. Je pensais qu’elle venait me tuer.
    
    — C’est moi, Eileen, a-t-elle dit. Tu me reconnais ?
    
    J’ai fait signe que oui et j’ai grogné dans la culotte pour qu’elle comprenne que je souhaitais être libéré. Mais elle ne comprenait pas. Elle voulait me parler de ses soucis.
    
    — J’ai rencontré ces filles dans le parc. C’étaient des évadées comme moi et je pensais qu’elles allaient m’aider à rentrer chez moi. Mais elles sont un peu folles. Elles veulent tuer des hommes, autant que possible, pour se venger de ce qu’on leur a fait. En plus, elles sont lesbiennes et tout à l’heure, elles voulaient que je participe à leurs ébats. Alors j’ai joué la comédie comme si j’étais ivre morte, et du coup, elles m’ont laissée ...
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