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Jardin d'Asie 2/2
Datte: 02/05/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Pessac, Source: Hds
... risques pour les clients, il a été convenu d’attendre que le plus gros du commando se soit dirigé vers les cuisines où madame Mercier (appelez-moi Lestira, a insisté la mère de Wulandari), les conduira. Le personnel de cuisine, prévenu, aura quitté les lieux pour se réfugier dans le cellier. Amélie a averti chacun des risques et écarté une veuve, mère de trois enfants, sommée de rentrer chez elle. Tous les autres ont choisi de rester. Le service de midi touche à sa fin, la plupart des clients sont partis, ne restent plus qu’une table de quatre, au fond à gauche, le couple de gendarmes qui marivaudent assez ouvertement et un dernier couple que Bérénice a déjà identifié comme complices des malfrats. C’est précisément eux qui viennent de se lever pour quitter l’établissement. Ils ont à peine franchi le seuil que, sur les écrans de contrôle, Amélie voit débouler une BMW suivie de sa sœur jumelle. Six hommes cagoulés en sortent et se précipitent dans la salle. — On ne bouge pas, hurle le chef du commando à l’adresse des serveurs et des clients encore présent. On ne bouge pas et tout ira bien ! Deux hommes restent dans la salle, tiennent en joue les personnes présentes alors que les quatre autres se précipitent vers le fond. Ils tombent nez-à-nez avec Lestari qui arrive de la cuisine et porte un plateau de petits verres d’alcool remplis à ras bord. — Où est Brandon, demande le chef. — Bran-Dong, annone Lestari. Pas Bran-Dong ici ! — Jean-Michel Treize ! — ...
... Aaah, Yen-Mihel Treizz ! Pal ici, suiyé moi. Lestari parle le français parfaitement, quasiment sans accent normalement ! Elle joue bien son rôle ! Se retournant, elle conduit, à tous petits pas serrés, les malfrats dans la cuisine où... les quatre hommes se retrouvent face aux deux cuistots des Stups, armés de fusils d’assauts. — Merde, on se replie, gueule le chef. Lestari vient d’enflammer les verres d’alcool, se retourne et lance le plateau à la tête du boss. Dans le même temps, elle effectue une surprenante et rapide pirouette et le flingue de l’assaillant vole à l’autre bout de la cuisine ! Blouson et cagoule enflammés, le type braille tout ce qu’il peut, ses trois comparses reculent sagement mais sont arrêtés par Bérénice, Ladrime et un des hommes des Stups. Péquisac et son partenaire ont mis en joue les deux guignols de la salle, également pointés par Delmotte et Bertin. Les deux types reculent lentement mais ils ont oublié le couple de l’entrée. Quand des canons viennent se presser dans leurs nuques, les deux couillons lèvent les bras. Fin de l’opération ! Dans la cuisine, pour éteindre le feu, Amélie a plaqué un chiffon sur le torse de Boissard : c’est bien lui, en effet, qui ayant enlevé sa cagoule, présente son visage aussi bien empreint d’un mauvais rictus que d’un regard encore stupéfait de la manœuvre de Listari. Laquelle Listari qui est d’ailleurs chaudement félicité par Amélie, les deux faux cuistots hilares et le reste de l’équipe. — Eh ben, ...