1. L'aurore d'une Valentine


    Datte: 01/05/2026, Catégories: #initiatique, #romantisme, fh, Auteur: Maryse, Source: Revebebe

    ... pause, puis ajouta, plus doucement :
    
    — Tu n’as plus rien à prouver, Isolde. Va, vis et aime pleinement, puisque maintenant, ton cœur te le permet.
    
    Isolde ferma un instant les yeux. Quelque chose en elle venait de se libérer, comme un boulet invisible qu’elle traînait depuis toujours.
    
    Depuis ce jour-là, elle ne s’était plus jamais perçue en train de boiter. Et dans les yeux des autres, son reflet n’était plus celui d’une jeune femme marquée par l’infirmité. C’était celui d’une femme à part entière.
    
    Un matin de Saint-Valentin
    
    L’aurore teintait l’horizon de rose et d’or. Isolde ouvrit les yeux, bercée par la chaleur d’un corps blotti contre le sien. Son Valentin dormait encore, un bras passé autour de sa taille, son souffle régulier effleurant sa nuque. Elle sourit, savourant cet instant, le cœur léger.
    
    Elle se souvenait de leur première rencontre. Non comme une épreuve, mais comme une certitude. Son regard l’avait troublée : il ne cherchait pas à percer une faille, bien au contraire. Il l’accueillait tout entière, sans réserve. Elle s’était avancée, le cœur serein, et il avait tendu la main, comme si elle avait toujours été attendue.
    
    Elle effleura son visage du bout des doigts, retraçant la courbe de sa mâchoire, la douceur de ses lèvres ...
    ... entrouvertes. Il remua légèrement, puis ouvrit les yeux, un éclat d’émerveillement y dansant.
    
    — Tu es réveillée, murmura-t-il, avec un sourire admiratif.
    
    Elle hocha la tête, incapable de répondre autrement qu’en le contemplant. Il se redressa légèrement, repoussant tendrement une mèche de cheveux tombée sur son front.
    
    — Je t’ai cherchée toute ma vie, souffla-t-il, son doigt effleurant ses traits gracieux comme s’il voulait graver son image en lui.
    
    Elle posa une main sur sa poitrine, sentant le battement régulier sous sa paume. Son cœur à lui. Et le sien qui répondait en écho.
    
    — Et moi, je me suis trouvée… C’est pour cela que nous sommes ensemble maintenant.
    
    Alors, dans la lumière naissante d’un jour nouveau, elle l’embrassa. Longtemps. Intensément. Comme une promesse. Comme un serment. Non pas parce qu’elle avait été choisie, mais parce qu’elle le choisissait.
    
    Puis, dans un silence complice, leurs mains s’effleurèrent, une caresse délicate empreinte de tendresse. Portés par le désir et la certitude d’avoir trouvé leur place, ils s’abandonnèrent l’un à l’autre, sans fard ni retenue. Yeux dans les yeux, doigts entrelacés, ils s’unirent dans un même souffle, laissant leur élan les porter jusqu’au firmament.
    
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