1. Toi qui me parles sans un mot...


    Datte: 01/05/2026, Catégories: #exercice, #réflexion, #nostalgie, Auteur: Maryse, Source: Revebebe

    ... es un reflet sans artifice, qui ne triche pas, ne flatte pas, mais me renvoie fidèlement ma vérité.
    
    Et dans ces tête-à-tête dénués de tout superflu, j’ai trouvé des réponses que nul autre n’aurait su me donner.
    
    Grâce à toi, je suis enfin moi
    
    À ton contact, j’ai trouvé l’apaisement qu’avant, je cherchais désespérément ailleurs, dans un tumulte illusoire, dans tout ce qui semblait pouvoir colmater ce que j’ai longtemps cru être un gouffre en moi.
    
    Tu m’as appris à laisser le silence parler, à lui faire confiance. À comprendre qu’en lui, réside une vérité que masque le fracas du dehors. Je l’ai laissée murmurer en moi.
    
    Tu m’as enseigné la sagesse du temps. Celle d’attendre sans crainte, de ne plus tenter de remplir l’absence à tout prix. J’ai découvert qu’il y a des choses qui ne viennent à nous que lorsqu’on cesse de les poursuivre. Que la vie insuffle son propre rythme, et que l’instant présent se savoure pleinement lorsqu’on ne cherche ni à l’étirer ni à le meubler.
    
    J’ai appris à vraiment regarder. À voir les détails que la précipitation et le tumulte dissimulent : le frisson d’une feuille sous la brise, la danse d’une ombre sur un mur, la lumière changeante d’un crépuscule. Tu m’as appris à habiter pleinement le monde au lieu de simplement y exister. Avec toi, j’ai appris à m’émerveiller.
    
    J’ai appris à m’aimer. À ne plus chercher dans les autres ce que je pouvais déjà me donner. J’ai compris que l’amour véritable ne naît pas du manque, mais de la ...
    ... plénitude. Que pour aimer sans se perdre, il faut d’abord savoir être seul sans se fuir.
    
    Tu es un livre ouvert dont chaque page m’a dessinée. Un miroir sans complaisance, mais jamais cruel. Grâce à toi, j’ai grandi. Et je continue d’apprendre, à me construire.
    
    On t’accuse d’être sévère, de peser sur les cœurs. Je sais maintenant que tu es tout le contraire. Tu n’es pas exigeant. Tu ne demandes rien, ne réclames rien. Tu t’installes avecla douceur d’une habitude, avec la certitude d’un altruisme qui ne trompe pas.
    
    Les autres m’ont parfois trahie, toi jamais.
    
    Tu ne promets rien, ne mens pas. Tu n’as ni caprice ni exigence. Avec toi, pas d’attentes déçues ni d’illusions brisées. Jamais tu ne m’as enfermée. Toujours les portes étaient ouvertes, si jamais l’envie me prenait de m’en aller. Car tu savais qu’il suffisait d’un silence pour que je revienne à toi. Et lorsque je le faisais, tu étais là. Fidèle. Immuable.
    
    Si parfois je t’ai répudié, jamais tu ne t’es désarmé. Si j’ai préféré l’amour d’un autre, tu m’as accueillie à chaque retour, me laissant toute la place dans le creux de mon lit, face à face.
    
    Tu es celui qui m’aura accompagnée le plus longtemps. Quand tout s’effondrait autour de moi, quand les visages disparaissaient, quand mes bras se refermaient sur du vent, je t’ai retrouvé.
    
    Tu étais là aux jours de fête, discret, mais présent, tapi dans l’ombre des conversations trop bruyantes. Tu étais là dans les rues désertes, dans les nuits sans sommeil, dans l’écho ...