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Toi qui me parles sans un mot...
Datte: 01/05/2026, Catégories: #exercice, #réflexion, #nostalgie, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
Je me réveille empreinte de toi L’aurore perce doucement dans la chambre. Un halo de lumière tamisée filtre à travers mes paupières encore closes. Je ne bouge pas. Il y a quelque chose de sacré dans cet instant suspendu où l’on n’appartient encore à rien ni à personne. Juste à soi. Et bientôt à toi. Ta présence légère et enveloppante préserve la tranquillité de l’instant. Tu es là, ta chaleur diffuse contre ma peau, ton cocon imperceptible qui m’entoure. C’est comme une complicité intime, un accord muet entre nous. D’autres pourraient croire que tu dors encore, mais je sais qu’il n’en est rien. Tu es toujours là, bien présent pour moi, veillant inlassablement, en silence. Liés, inséparables, unis en toute sérénité. Une onde, un flottement, une résonance… Il y a quelque chose de rassurant dans ce matin, un calme familier. Ton étreinte délicate qui m’enlace, ton essence qui m’épouse tendrement, sont à notre image. Toi et moi, ensemble, comme un vieux couple pour qui les mots sont devenus superflus. Je reste là, allongée, partageant ce moment de tendresse, encore empli des effluves de la nuit qui nous a unis. Tu es la douceur du silence, la patience même. Chaque matin est un recommencement. Et pourtant, en moi, cette certitude paisible : rien ne change vraiment entre nous. C’est un équilibre subtil, que je ne cherche plus à comprendre, mais qui m’assagit, me réconforte et me berce. Il n’en a pas toujours été ainsi. Ce calme complice, cette harmonie, se sont ...
... construits au fil du temps, au gré des résistances et des abandons, avant que ton aura me devienne aussi discrète que fidèle, aussi subtile qu’essentielle. Parfois, je t’oublie, et puis tu reviens,telle une douce habitude. Notre relation est si profonde, si intime que personne ne la voit, comme un silence qui nous raconte sans bruit. Tu n’as pas besoin de mots. Tu es là, simplement,fidèle comme une ombre qui ne m’abandonne pas. Je souris sans même m’en rendre compte. Je n’ai jamais été seule. Pas vraiment. Tu es là, dans chaque soupir, chaque battement de cœur. Tu es avec moi, et je suis avec toi, mon ami, mon complice, mon âme sœur. Nous sommes un. Je t’ai tant entendu murmurer dans le silence de mon cœur. Une voix sans timbre, une caresse sans poids, une respiration jumelle à la mienne. Je ne sais plus vraiment quand tu es entré dans ma vie. Peut-être étais-tu là depuis toujours, niché dans mon cœur, attendant patiemment que je t’accueille pleinement. Longtemps, je t’ai fui Au début, tu m’effrayais. Tu étais un vide béant où résonnaient trop fort mes doutes, mes inquiétudes, mes peurs. Un miroir sans concession, renvoyant mes fêlures à l’infini, amplifiant chaque non-dit jusqu’à le rendre assourdissant. J’ai voulu t’ignorer, t’effacer, faire comme si tu n’existais pas. Mais toi, patient et fidèle, tu ne t’es jamais éloigné. J’ai longtemps cru qu’il me fallait combler ta quiétude infinie, couvrir ta présence par du bruit, des gens, du mouvement, peu ...